Farid Ghannam, chanteur

Entre la musique pop et le gnaoua, le choix est plus simple

Après avoir pris part à de nombreuses manifestations culturelles dans son pays et dans le monde arabe, Farid Ghannam continue de creuser son sillon cette fois-ci dans un cadre plus intimiste. Portrait d’un artiste qui renoue avec son passé.


Fils du quartier populaire ‘‘gadiri’’ Ihchach, Farid Ghannam a grandi dans une famille imprégnée jusqu’aux os de la passion musicale. Avec un père accordéoniste, une mère pianiste et un oncle maternel batteur, ce natif d’Agadir, né en 1987, n’était pas de ceux qui ne savaient à quel saint se vouer pour s’engager dans une carrière professionnelle. ‘‘La musique, je l’ai dans mes gènes’’, nous confie-t-il, ‘‘il n’y a pas que ma famille qui m’a fait aimer la musique : mon entourage a également contribué à façonner l’artiste que je suis’’. Nostalgique, il se remémore : ‘‘A l’époque, je pointais au pied de l’un des poteaux électriques de notre quartier pour chanter des titres de la musique raï ou imiter le générique des dessins animés’’. Mais si l’artiste se permet de ressusciter ce pan de sa vie antérieure, c’est parce qu’il y a certainement une raison. La seule explication qui soit plausible est que Ihchach est un quartier qui concentrait un nombre important de jeunes talents, à l’instar de Hay Mohammadi à Casablanca. ‘‘Dans notre quartier, il y avait en effet la musique Ismgan, Gnaoua et bien évidemment la musique amazighe’’, tient-il à confirmer.

Ancien amour
A l’âge de dix-huit ans, il s’installe à Casablanca. Dès lors qu’il s’est établi dans la capitale économique, il engage des pas timides lors des manifestations culturelles organisées par les associations. Mais son rendez-vous avec le grand public n’eut lieu qu’en 2007. ‘‘C’était à Génération Mawazine que je dois ma première montée sur scène.


A cette occasion, notre formation musicale Mayara Band a décroché le prix du meilleur groupe fusion’’, se félicite-t-il. L’année suivant sa participation, il marque sa présence au festival L’Boulevard. ‘‘ Là aussi, j’ai eu un prix. Nous avons été auréolés du premier prix dans la catégorie fusion’’. L’année d’après, il signe son premier album single ‘‘Haly Gnaoui’’, qui a été plus tard produit par la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT).

Animé par son ambition de se faire connaître dans le monde arabe, Farid Ghannam rejoint en 2012 l’émission The Voice en tant que candidat. C’est certainement grâce à cette émission que les deux publics, marocain en particulier et arabe en général, ont pu découvrir mon talent’’, estime le chanteur, qui par ailleurs est père de deux enfants, Samar et Karam, âgés respectivement de sept et trois ans. Ayant temporairement pris ses distances avec la pop, Farid Ghannam a renoué avec son ancien amour ‘‘la fusion’’. ‘‘ C’est à la demande de mes fans que j’ai fait ce choix’’, justifie cet artiste qui donne désormais des rendez-vous captivants à son public essaimé dans toutes les villes du Royaume. ‘‘Je viens d’animer un spectacle à Rabat. Un mois plus tôt, je me suis produit à deux reprises à Casablanca’’. Et d’ajouter : ‘‘Je prendrai part très prochainement à de nouveaux événements du même genre’’. De quoi réjouir tous ses admirateurs !.

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