Condamnation internationale de l'enrôlement militaire des enfants par le Polisario

Demande d’une enquête sur ce crime de guerre

Le drame des enfants enrôlés de force par les milices du Polisario et leurs dirigeants dans les camps de Tindouf a été qualifié par plusieurs ONG de “crime international” qui nécessite des poursuites et un suivi international de toutes les personnes impliquées.

La goutte qui a fait déborder le vase était les images diffusées par la communication officielle d’Alger samedi 15 janvier 2022 de la délégation onusienne qui accompagnait Staffan de Mistura, Envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies, lors de sa visite dans les camps du Polisario à Tindouf, deuxième escale après le Royaume du Maroc de sa première tournée dans la région, depuis sa nomination au mois de novembre 2021.

Durant sa visite, le diplomate italo-suédois, qui a été accueilli par le représentant du Front Polisario auprès des Nations Unies, Sidi Mohamed Omar, a été flanqué par au moins un enfant-soldat alors que le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés sont strictement interdits par le droit international et que l’enrôlement d’enfants d’un certain âge peut d’ailleurs s’apparenter à un crime de guerre.

Cette image qui a circulé partout a attiré l’attention de l’ONG française l’Alliance internationale pour la défense des droits et libertés (AIDL). Celle-ci a dénoncé avec véhémence l’enrôlement militaire des enfants par le Polisario.

Mesures dissuasives
AIDL a qualifié cet acte «de crime international» qui nécessite des poursuites et un suivi international de toutes les personnes impliquées. La Coalition internationale a affirmé que «tout recrutement d’enfants, leur exploitation et leur implication dans des conflits et des guerres est complètement interdit et criminalisé par le droit international». Il s’agit de la Charte des Nations Unies, la Charte des Droits de l’Homme, les Pactes internationaux du droit politique, économique et social, la Convention sur les Droits de l’Enfant de 1989, les principes de Vancouver, les principes de Paris et la Résolution 2602 dans le paragraphe opératif 1.

Ces enfants des camps de Tindouf sont enrôlés sans le consentement de leurs parents. Plusieurs images et vidéos font état des entraînements que font subir les responsables du Polisario aux enfants sahraouis dans les Camps de Tindouf.

La Coalition internationale AIDL appelle à l’ouverture d’une enquête internationale afin de poursuivre les personnes impliquées devant la justice internationale. Elle ajoute que des correspondances dans ce sens seront adressées au Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, et à l’Envoyé des Nations Unies pour la question du Sahara, Staffan de Mistura, au Conseil de l’Europe, à la Commission européenne et au Parlement européen pour exiger que des mesures dissuasives soient prises contre les responsables du Polisario. 

Plusieurs organisations internationales ont condamné cette exploitation inhumaine et périlleuse d’enfants. Le centre de réflexion canadien «PoliSens», basé à Ottawa, a interpellé l’organisation des Nations Unies sur le sort des enfants-soldats dans les camps de Tindouf. «Il devient évident que nous sommes face à un processus de recrutement systématique auquel sont assujettis les enfants aux mains des séparatistes du Polisario», a affirmé le président du think tank, Abdelkader Filali, dans une lettre adressée le 22 janvier 2022 à la Représentante spéciale du SG de l’ONU pour le sort des enfants et les conflits armés, Virginia Gamba.

Cette mobilisation internationale met à nu les actions des mercenaires du Polisario et l’implication de l’Algérie, qui abrite sur son sol une entité fantoche qui endoctrine et expose au danger des enfants.