L'enfer de la circulation et de la mobilité à Casablanca

Tout conduit au stress

À Casablanca, la circulation et la mobilité sont devenues un calvaire permanent que les automobilistes et les usagers des transports en commun vivent au quotidien.

Les Casablancais attendent avec impatience l'ouverture du pont à haubans de Sidi Maârouf. Car, depuis le démarrage, il y a presque quatre ans, de ce chantier, les automobilistes, surtout, n'ont pas fini d'en subir les conséquences. Surtout lorsque l'on sait que l’augmentation phénoménale du nombre de véhicules dans la métropole économique n'a fait que rendre la gestion de la circulation plus ardue.

Les responsables de la circulation à Casablanca en sont conscients. Ils ont d'ailleurs tout fait pour arriver à tenir le rythme effréné du trafic routier et assurer la fluidité de la circulation. Une tâche d'autant plus difficile que les principales artères de la ville sont saturées presque en permanence. La capitale économique est, en effet, devenue championne des bouchons. On n'a pas besoin de rappeler que pendant les heures de pointe qui n'en finissent pas à Casablanca, la circulation est devenue un calvaire permanent. Les automobilistes le vivent en effet au quotidien.

Face à cette situation qui n'a que trop duré, et face à une carence évidente des moyens de transport public collectif comme les bus, certains usagers n'ont d'autre choix que de laisser leurs voitures au garage. Soit pour prendre un taxi, même avec tous les inconvénients liés à ce mode de transport, soit depuis le lancement de la première ligne (fin 2012) et surtout, récemment, de la deuxième ligne de Tramway. Lancement que les citoyens de la ville blanche ont accueilli avec grande joie, en espérant que ce moyen de transport collectif, aussi pratique que convivial, allait rendre leur mobilité plus aisée et plus commode.

Un parcours dangereux
Or, voilà qu'avec l'ouverture tant attendue de la deuxième ligne de tramway de Casablanca, nous assistons à une désorganisation systématique qui n'a fait que susciter l'exaspération des usagers, notamment celle des voyageurs de l'ancienne ligne Aïn Diab-Sidi Moumen. Car depuis le début de l'exploitation de la deuxième ligne rien ne va plus. On voit à Anoual des trains venant de Aïn Diab et à Abdelmoumen des trains en direction de Lissaasfa, se vider quasi complètement de leurs voyageurs, obligés de changer de train et de rejoindre une autre station, 300 mètres plus loin, au détriment de leur sécurité.

Le nouveau tracé d'exploitation semble vouloir amener Sidi Bernoussi à la plage et ne pas tenir compte des gros flux de voyageurs en provenance de tout le nordouest de Casablanca, ni des principaux points à desservir, en particulier le centre ville historique, qui draine le plus gros des usagers, et des travailleurs en particulier. La suppression de la ligne Aïn Diab-Sidi Moumen, et par conséquent le changement de train et de station imposés à Anoual pour rejoindre une autre station à Abdelmoumen et vice-versa, dans un carrefour déjà saturé par la circulation, est très dangereux pour les piétons, qui sont obligés de courir dans un sens ou dans l'autre, leur ticket à la main, pour rattraper une correspondance où n'existe aucune coordination, n'a fait que contribuer à semer la pagaille. L'exaspération des usagers est à son comble.


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