ENCG Oujda : un enseignant accusé de harcèlement sexuel sur ses étudiantes


Alors que le scandale “sexe contre bonnes notes” à la faculté de droit de Settat, dans lequel cinq enseignants font face à des lourdes accusations, continue de défrayer la chronique, une autre affaire de “harcèlement sexuel” dans le milieu universaitaire vient d’éclater. 

Des dizaines d’étudiants de l’École nationale de commerce et de gestion d’Oujda (ENCG-O), ont manifesté, ce mardi 28 décembre matin, pour dénoncer les “actes de harcèlement sexuel” proféré par l’un des enseignants du même établissement. 

L’affaire a éclaté suite à la publication d’une lettre anonyme, dont l’auteure prétend avoir été été obligée de quitter l’ENCG-O, à force de “subir” le harcèlement sexuel exercé par l’enseignant en question, ajoutant que ce dernier a d’autres victimes au sein du même établissement. Des échanges fuités montreraient que cet enseignant aurait fait des “avances” très explicites à une de ses étudiantes, pour que celle-ci accepte d’entretenir des “rapports sexuels” avec lui. 

De leur côté, l’Association des étudiants de l’ENCG-Oujda et l’ENCGO-Alumni ont affirmé, lundi dans un communiqué conjoint, avoir pris connaissance des faits, tout en demandant l’ouverture d’une enquête en urgence sur les “faits” relatés dans la lettre anonyme, et prendre les “sanctions” fermes et nécessaires à l’égard de toute personne dont “l’implication” est avérée. Les deux cadres estudiantins  ont également invité les étudiants à la mobilisation, insistant que toutes les “formes de contestation pour protéger la dignité des étudiants, des lauréats et des professeurs” ne sont pas à omettre. 

La présidence de l’Université Mohammed Ier, à laquelle est rattaché l’ENCG-O, a confirmé elle aussi avoir pris connaissance elel aussi de ces rumeurs, et a dénnoncé tout fait avéréré portant atteinte à la dignité des étudiantes. L’université a dans ce sens annoncé la création d’un comité d’écoute formé d'enseignantes spécialisées et d’une médecin psychiatre, tout en garantissant son assistance et son accompagnement juridique en cas de besoin. Une ligne téléphonique verte a également été mise en place pour communiquer et signaler des cas similaires, en plus d’une adresse mail pour recevoir les plaintes des étudiantes. 

Le collectif 490 (Marocaines hors la loi), très actif dans les questions relatives aux libertés individuelles et aux droit des femmes, s’est mêlé de l’affaire, appelant à libérer la parole sur les harcèlement sexuel dans les université, et incitant les étudiantes marocaines à dénoncer les harceleurs.