BP swipe-970x250

En violation des résolutions du Conseil de sécurité, le Polisario cherche "l'escalade dans les combats"


Alors qu’il avait été initialement annoncé pour décembre 2022, c’est donc un mois plus tard et plus précisément du 13 au 17 janvier 2023 que doit finalement se tenir le prochain congrès du Front Polisario. C’est ce que vient d’indiquer le comité préparatoire du congrès, seizième du nom, dans une dépêche publiée le 27 octobre 2022 par l’agence de presse du mouvement séparatiste, Sahara presse service.

Laquelle dépêche a notamment mis l’accent, en citant le président du comité préparatoire, Hamma Salama, sur le fait que “le congrès se tient à un moment différent des congrès précédents en raison du retour à la lutte armée et de ce que cela nécessite de mécanismes et d’outils susceptibles d’accompagner la phase”. Ce qui exprime par conséquent clairement l’absence de volonté du Polisario de revenir sur la rupture du cessez-le-feu qu’il avait décrétée en novembre 2020 suite à l’intervention des Forces armées royales (FAR) pour libérer le passage au niveau de la zone tampon de Guergarate, à la frontière maroco-mauritanienne. D’ailleurs, c’est sous le signe de “l’escalade dans les combats” que se tient le congrès. En tout cas, rien qui puisse ravir le Conseil de sécurité, qui le jour même de l’annonce de la date du congrès avait adopté une résolution qui, notamment, “réaffirme que les accords militaires conclus avec la Minurso”, la mission de paix de l’Organisation des Nations unies (ONU) au Sahara marocain, “concernant le cessez-le-feu doivent être pleinement respectés”.


Côté marocain, on sait déjà que les menaces proférées par le Polisario sont prises très au sérieux, d’autant plus que le soi-disant “ministre” de l’Intérieur de ce dernier avait fait part de la volonté de la partie séparatiste de se doter de drones kamikazes iraniens Arash 2. A cet égard, le représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale, avait indiqué à l’issue de l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité que si ces drones venaient à être effectivement utilisés par le Polisario, le Royaume se verrait dans l’obligation de reprendre l’ensemble de la zone tampon. Dans ce sens, celui-ci disposerait notamment de l’appui de la communauté arabe, dont plusieurs pays, principalement au Moyen-Orient, font l’objet d'agressions répétitives de la part de l’Iran par le biais de leurs proxys.

 

Articles similaires