El Otmani aurait promis des aides aux écoles privées touchées par la crise du COVID-19

L'ECOLE DE L'ASSISTANAT

Certains établissements concernés par les aides publiques appartiendraient à plusieurs membres du PJD.

Une information explosive circule actuellement dans les milieux médiatiques: le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, s’apprêterait à octroyer des aides financières aux écoles privées les plus touchées par la crise du Covid-19. Cette information suscite d’ores et déjà un véritable tollé sur les réseaux sociaux qui s’indignent d’une telle mesure.

Il y a quelques semaines, le ministre de l’Emploi, Mohamed Amkeraz, avait pourtant indiqué que sur les 92.000 salariés en arrêt temporaire de travail, qui n’ont pas touché leurs indemnités forfaitaires de la CNSS pour le mois de mars pour soupçon de fausses déclarations, il faut recenser 44.000 salariés déclarés par les écoles privées. Un chiffre important qui a poussé le ministre à annoncer, en pleine séance parlementaire, son intention d’ouvrir une enquête pour déterminer au cas par cas l’éligibilité des personnes suspendues à percevoir l’indemnité. Le même ministre avait pointé du doigt la crédibilité des déclarations de certains établissements scolaires.

Ces derniers auraient, en effet, profité de ce mécanisme pour déclarer leurs collaborateurs en arrêt temporaire de travail alors qu’ils ont perçu les frais de scolarité au titre du mois de mars. Si la décision de Saâd Eddine El Othmani se confirme, cela provoquerait un véritable scandale. D’autant que certains établissements, qui seraient concernés par les aides publiques, appartiendraient à plusieurs membres de son parti, le PJD.

En attendant d’y voir plus clair, les écoles privées, rappelons-le, étaient les premières à se manifester pour bénéficier des aides publiques au lendemain de la création du Fonds spécial Covid-19 sur instructions de S.M. le Roi Mohammed VI. L’Alliance des établissements scolaires privés, que préside Abdeslam Ammor, avait adressé, dans ce sens, une lettre officielle au Chef du gouvernement, où elle demande ouvertement des aides financières pour compenser les pertes dues à la crise du Covid-19.

Une cupidité impardonnable
Cette lettre avait fait le tour de la toile et avait provoqué la colère des Marocains qui ont dénoncé la cupidité impardonnable de ces écoles. En revanche, certains établissements scolaires privés se sont montrés plus solidaires pendant cette crise exceptionnelle. Notamment avec les parents d’élèves. Il s’agit notamment du groupe scolaire Jean d’Arc, à Casablanca, qui a rendu public un communiqué dans lequel il annonce une série de mesures en faveur des parents.

Annulation de frais de scolarité pour les mois d’avril et de mai pour les parents qui tous les deux ont perdu leur travail, report jusqu’à fin de l’année de ces frais pour un seul parent ayant perdu son travail ou encore exemption de frais de transport et de cantine, sont entre autres les actions annoncées par le groupe scolaire casablancais. D’autres écoles, de taille moindre, à Agadir notamment, ont annoncé avoir exempté les parents de payer les frais de scolarité pour les mois d’avril et mai.

Sans aucun doute, de telles écoles sont à encourager et applaudir pour leurs actions citoyennes. Tout le contraire des autres qui se rabattent sur l’aide publique sans forcément être dans le besoin.


1 commentaire

  • Sansar

    28 Mai 2020

    Je suis formatrice dans une école d'esthetique depuis 2007,déclarée par la Cnss depuis 2004,jusqu'à maintenant on n,a rien reçu d'indemnités cobid 19, malgré que l'employeur nous a déclaré à la Cnss.notre activité diffère de celles des écoles privées,primaire......on enseigne plus de la pratique et à distance ça sera impossible avec le confinement.en plus les stagiaires ne sont pas tjs solvables et à temps.quoi faire?

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