Les élèves plongés dans l'incertitude

Report de la rentrée scolaire au 1er Octobre

Pour le ministère de l’éducation nationale, ce report, bien que fortement contesté, est dicté par des considérations purement sanitaires. Il vise ainsi à continuer dans les meilleures conditions l’opération de vaccination des enfants âgés de 12 à 17 ans.

À l’instar de la rentrée scolaire de l’année dernière, celle de cette année suscite un véritable tollé général dans la société marocaine. Et ce au point que certains parents d’élèves la considèrent d’ores et déjà comme une année morte. Initialement programmée pour le 3 septembre dernier, elle a été reportée une première fois au 10 septembre puis une deuxième fois au 1er octobre. Un énième report qui a provoqué colère et incompréhension chez tous les parents d’élèves et leurs enfants.

Les familles qui en souffrent le plus sont celles qui ont réglé à l’avance les frais de scolarité pour le mois de septembre. Croyant bien faire pour leur progéniture, elles ont été surprises par une décision rendue publique le lundi 6 septembre par le ministère de l’éducation nationale. Une décision qui a plongé tout le Maroc dans la stupeur et l’incompréhension.

Mais la réaction du ministre de l’éducation nationale, Saaid Amzazi, a été relativement rapide. Pour apaiser leur colère, il s’est réuni, le lendemain, mardi 7 septembre, avec les représentants des parents d’élèves ainsi qu’avec les écoles privées pour remodeler l’échéancier de paiement des frais de scolarité. Ainsi, les parents qui ont payé pour le mois de septembre ne payeront pas pour le mois d’octobre prochain. Autre mesure prise par le ministère: l’année scolaire 2021-2022 sera allongée jusqu’au mois de juillet.

D’aucuns voient dans cette mesure controversée une tactique pour compenser les écoles privées du manque à gagner financier touchant le mois de septembre. Sachant pertinemment que le mois de juillet est en plein été et où les températures atteignent plus de 50 degrés dans plusieurs cités non balnéaires comme Fès ou Marrakech. Pour le ministère de l’éducation nationale, ce report, bien que fortement contesté, est dicté par des considérations purement sanitaires. Il vise ainsi à continuer dans les meilleures conditions l’opération de vaccination des enfants âgés de 12 à 17 ans.

Une opération d’envergure
Car c’est cette opération vaccinale qui permettra aux autorités de tutelle d’organiser une rentrée scolaire avec un mode pédagogique basé sur le présentiel à 100%. Le but aussi est de parvenir à une immunité collective plus forte et plus sécurisante face au Covid-19. Et pour atteindre cette immunité collective, le Royaume s’est engagé à l’instar des pays avancés sur une opération d’envergure qui consiste à vacciner les jeunes adolescents.

Elle va toucher environ 3 millions d’élèves venant de l’enseignement public et privé et même des missions académiques étrangères. Aux dernières nouvelles, cette campagne connaît un fort engouement de la part des enfants et de leurs parents. Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère de la santé, un demi-million d’élèves sont vaccinés à la première dose. Pour beaucoup, l’adoption d’un enseignement selon le mode présentiel est une décision qui n’est pas facile à prendre. Car elle va tenir compte de l’évolution de la situation épidémiologique et des disparités constatées entre les diverses régions et provinces du Royaume.

La volonté des familles sera prise en compte concernant le mode pédagogique à adopter, sachant que le ministère veillera à ce que les différentes formules d’apprentissage pédagogique soient disponibles.