Élections 2021: Les réseaux sociaux à la conquête de l'opinion publique

Pour pouvoir emporter l’adhésion des électeurs, les partis politiques doivent-ils se contenter de tout tabler sur le net?

La campagne électorale pour les élections législatives, régionales et communales du 8 septembre se déroule dans un contexte tout à fait exceptionnel. En effet, Pour la première fois, près de 18 millions de Marocains, dont 46% de femmes, sont appelés à voter le même jour pour élire les 395 députés de la Chambre des représentants et les plus de 31.000 élus communaux et régionaux.

Une nouvelle loi électorale, adoptée en mars 2021, a modifié le mode de calcul du quota d’élus qui se fera dorénavant sur la base du nombre des électeurs inscrits et non des votants. Tout l’enjeu de ces élections est de convaincre les citoyennes et les citoyens de faire l’effort de se déplacer le jour du scrutin pour aller voter. Pour les aider à choisir les éventuels candidats, les 32 formations politiques doivent faire preuve de beaucoup d’imagination, surtout lorsqu’on sait que les grands meetings politiques ne devraient pas se tenir et les rassemblements de plus de 25 personnes sont interdits. Pandémie de coronavirus oblige.

Ce qui n’empêcha pas certains partis d’annoncer l’ouverture de leur campagne dans des meetings au nombre de participants limités, diffusés, notamment sur les réseaux. Pénalisés par l’impossibilité de tenir des réunions électorales ou leurs conseils internes pour les élections du 8 septembre, ils se tournent vers l’exploitation des nouvelles technologies de l’information et de l’internet.

Communication politique
En effet, certains sont très présents sur le Net et ont consacré des budgets conséquents pour garantir leur visibilité. La majorité des partis politiques n’ont d’autre choix que d’essayer d’exploiter les réseaux des nouvelles technologies dans le cadre de leur campagne électorale et leur communication politique. Ainsi, les nouvelles technologies de l’information se sont invitées avec force dans les campagnes électorales. De nombreux sites des formations politiques sont aujourd’hui de plus en plus animés. Plus que cela, ils proposent des connexions avec les différents réseaux sociaux de communication: Facebook, Twitter, YouTube….

Histoire d’atteindre au moins cette catégorie de jeunes inscrits sur lesquels on compte pour dynamiser une campagne électorale qui manque encore de piquant. Reste à savoir si la mobilisation par ces formations politiques des différents canaux techniques de communication aura suffisamment d’influence et d’action pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs de conquête de cette frange de l’opinion publique dans le but de remporter le maximum de sièges?

Et ce ne sont pas les promesses des uns et des autres qui feront la différence, promesses qui se ressemblent souvent, mais la nature des arguments pour justifier la promesse de base, les traits d’image recherchés par les candidats ou les partis politiques pour construire leur réputation. Pour emporter l’adhésion des électeurs, il faut, en plus de nouvelles idées, plus de créativité et plus d’audace. En somme plus d’originalité.