Élections 2021: Les plus grands perdants du scrutin législatif

Les principaux dirigeants du parti islamiste sont les plus grands perdants de ce scrutin.

Le PJD est, sans aucun conteste, le parti qui a essuyé une sévère défaite pendant les élections législatives du 8 septembre 2021. Contre toute attente, il a perdu 90% des sièges à la Chambre des représentants (13 seulement, contre 125 sièges pendant les élections de 2016). Les principaux dirigeants du parti islamiste sont les plus grands perdants de ce scrutin. Ainsi, le secrétaire général du parti, Saâd Eddine El Othmani, a été évincé de la circonscription «Rabat-Océan», décrite comme la circonscription de la mort.

C’est la perte la plus terrible jamais vécue par le PJD. Dans la même circonscription, un autre leader politique, en l’occurrence, le secrétaire général du PPS, Nabil Benabdallah, n’est pas passé. Des défaites monumentales pour deux poids lourds de la politique marocaine. Dans le PJD, d’autres figures islamistes ont raté leur examen électoral. Il s’agit ainsi de l’ancien ministre de la communication, Mustapha El Khalfi, qui a échoué à se faire élire dans son fief électoral, Sidi Bennour, dans la région d’El Jadida.

Défaite spectaculaire
Tout comme le ministre actuel du travail, Mohamed Amekraz, qui s’est fait éjecter de sa circonscription, Tiznit. Un échec brutal pour ce jeune ministre que Saâd Eddine El Othmani avait décrit comme une «grande surprise politique» après son entrée dans le gouvernement dans le sillage du remaniement ministériel d’octobre 2019. Il y a aussi l’ancien président de la région de Drâa Tafilalet, Habib Choubani, qui s’était présenté dans la circonscription électorale de Midelt.

Autre défaite spectaculaire au sein du PJD: celle de Aziz Rebbah, ministre de l’énergie et des mines, à qui les électeurs de Kénitra, son fief électoral, ont retiré leur confiance. L’ancien maire de Kénitra affirme ne trouver aucune explication à cette défaite, sauf à la qualifier de catastrophique. A la fois pour lui-même et pour son parti. Parmi les autres grands perdants, on peut également citer, Ishak Charia, secrétaire général du Parti libéral marocain.

A.A