Efficacité énergétique et logement écologique

Un enjeu économique majeur

Secteur énergivore, le bâtiment consomme 36% de l’énergie totale consommée, dont 29% pour le résidentiel et 7% pour le tertiaire. Il est l’un des plus grands responsables des émissions de CO2. Des actions ont été lancées afin de réduire la consommation énergétique dans les bâtiments.

Dans le secteur de l’immobilier et du bâtiment, il faut bien séparer le bon grain de l’ivraie. Non seulement par rapport aux normes de qualité de construction classiques, mais aussi et surtout par rapport aux nouvelles normes d’efficacité énergétique en vigueur. La loi La loi 47-09 sur l’efficacité énergétique a mis en place, entre autres, une réglementation thermique du bâtiment et des normes y afférentes. Et pour cause, le secteur est énergivore. La consommation énergétique dans le bâtiment représente plus de 25% de la consommation énergétique finale, dont 7% au niveau du tertiaire.

Même si elle est devenue obligatoire, beaucoup de promoteurs ne l’appliquent pas. Mais d’autres ont été pionniers en se lançant dans cette aventure de la réduction de la consommation d’énergie et de la réduction de l’empreinte carbone il y a quelques années déjà avec l’ADEREE (Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique), devenue AMEE (Agence marocaine d’efficacité énergétique), chargée de mettre en oeuvre le programme national de l’efficacité énergétique dans le bâtiment qui s’inscrit, lui, dans le cadre de la stratégie énergétique gouvernementale. Ce programme vise à contribuer ainsi à l’objectif national d’économie de 12% d’énergie fossile à l’horizon 2020, soit plus d’un milliard de DH d’économie par an.

Choix d’équipements
Dans le bâtiment, il s’agit d’appliquer les mesures d’efficacité énergétiques dans la conception des bâtiments comme l’isolation, l’orientation du bâtiment… et le choix d’équipements d’éclairage, d’électroménager, de climatisation et de chauffage plus efficaces. Le Programme d’Efficacité Énergétique dans le Bâtiment en partenariat avec le PNUD, et les départements de l’Habitat, de la Santé, du Tourisme et de l’Éducation Nationale, mis en place depuis 2010, visait l’instauration d’une réglementation thermique pour les bâtiments résidentiels et tertiaires. Une carte de zonage climatique du Maroc avait été aussi élaborée. En outre, le programme prévoyait des actions pilotes afin de démontrer la rentabilité des investissements proposés avec la réalisation de centaine d’audits énergétiques dans les établissements hôteliers, de la santé... C’était l’un des objectifs de l’appel à proposition de la part de la Commission Européenne et de l’AMEE (ex ADEREE) qui a été lancé en mars 2011, avec une enveloppe de 10 millions d’euros destinée à la réalisation de projets de démonstrations qui intègrent la réglementation thermique.

Neuf projets avaient été retenus et contractualisés en décembre 2011. Des logements sociaux mais aussi des bâtiments à usage de bureaux et des établissements touristiques ont vu le jour Casablanca, Marrakech, Larache, Tanger, El Hajeb, Nador et Tinghir ont servi d’exemple.


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