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Quand l'écosystème digital de l'offshoring tire son épingle du jeu

Webinaire organisé par le pôle offshoring de l'APEBI

Identifier les nouvelles niches de l’offshoring qui est un secteur en constante évolution, afin de proposer un dispositif d’accompagnement pour les entreprises de l’écosystème régional.

Le pôle offshoring de la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (APEBI) a organisé, vendredi 18 décembre 2020, un webinaire intitulé «L’offshoring régionalisé: meilleure réponse aux opportunités post-Covid».Les discussions ont principalement porté sur les opportunités, les perspectives et les enjeux impulsés par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 dans le secteur de l’offshoring.

«Ce sont les crises qui nous permettent de devenir de plus en plus robustes, et derrière chacune d’entre elles se cache une opportunité», a d’ailleurs fait valoir Mohamed Benabbou, modérateur de la conférence. Lors de cette manifestation, une convention de partenariat a été signée entre l’APEBI et le Centre régional d’investissement (CRI) de la région Fès-Meknès.

Selon Yassine Tazi, directeur général du CRI de Fès-Meknès, l’objectif de ce partenariat n’est autre que: «la mise en place d’un modèle d’écosystème digital dans cette même région, et pour la création d’une antenne régionale de l’APEBI afin de fédérer les acteurs du domaine des technologies de l’information et d’accompagner les secteurs clés dans leur processus de transformation digitale».

Et d’ajouter: «ces deux entités vont identifier les nouvelles niches de ce secteur qui est en constante évolution, afin de proposer un dispositif d’accompagnement pour les entreprises de l’écosystème régional. Ce sont des objectifs qui sont cohérents avec les orientations du plan de développement régional. Plusieurs chantiers stratégiques sont d’ailleurs en cours au niveau de la région, notamment le projet Fès Smart Factory, qui est le premier écosystème de l’industrie 4.0 au Maroc.»

Infrastructure de qualité
Le choix de la région Fès-Meknès pour accueillir ce nouveau modèle d’écosystème digital n’est pas dû au hasard, a également fait valoir Yassine Tazi: «la région est la troisième en matière d’offshoring au Maroc et représente environ 11% des emplois de ce secteur au niveau national. Avec 36 centres d’appels employant près de 4.500 employés uniquement à Fès, l’offshoring était déjà l’année dernière le premier secteur employeur à Fès, qui compte de grands noms comme Alten Delivery Center, Webhelp, CGI». Une position «consolidée par une infrastructure de qualité qui propose des services aux meilleures normes et standards internationaux, à l’instar du parc intégré Fès Shore qui s’étend sur une vingtaine d’hectares».

A en croire Idriss Elasri, directeur général d’Altran, filiale marocaine de l’entreprise française spécialisée dans le conseil en ingénierie, l’offshoring a été impacté inégalement par la crise économique générée par la crise sanitaire. Ce sont surtout les métiers du digital qui ont largement tiré leur épingle du jeu: «Cette année a été particulièrement difficile. Il y a eu des moments de sidération, où la crise a frappé énormément. Au niveau de l’offshoring, la situation a été inégale selon les métiers.

Les métiers de l’IT et des systèmes d’information ont été les grands gagnants de cette crise parce que la digitalisation s’est accélérée. Des tendances de fond déjà existantes avant la crise ont été exacerbées, et la digitalisation en fait partie».