Selon le rapport "perspectives économiques régionales", du FMI, la reprise post-covid va se renforcer au Maroc

Le FMI optimiste pour le Royaume

Le FMI a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour le Maroc en 2021, s’attendant désormais à 5,7%, contre 4,5% auparavant.

Selon le Fonds monétaire international (FMI), tout est au mieux pour le meilleur des mondes puisque la reprise post-Covid se renforce dans le Royaume. C’est ce qui ressort en substance des déclarations, le 19 octobre 2021, à Washington, du directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Jihad Azour, et ce à l’occasion de la présentation du rapport «Perspectives économiques régionales» du FMI, publiées à l’occasion de ses réunions d’automne.

«Cette reprise va se renforcer, dit-il, à l’avenir parce que les chiffres montrent que la croissance de l’exportation est forte, que le secteur agricole, qui représente une activité importante au Maroc, retrouve une reprise solide cette année mais aussi, que la capacité de l’économie marocaine de reprendre une activité normale se matérialise ainsi que sur les résultats des politiques mises en oeuvre pour lutter contre la pandémie et accélérer la vaccination».

À noter que le FMI a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour le Maroc en 2021, s’attendant désormais à 5,7% contre 4,5% auparavant. Il s’agit de l’un des taux de croissance les plus robustes dans la région Moyen-Orient Afrique du Nord alors que le monde essaie de se remettre progressivement des effets de la pandémie de Covid-19.

Crise sanitaire
Dans ce nouveau rapport publié à l’occasion de ses réunions d’automne, le FMI cite, notamment, le Maroc parmi les pays de la région qui ont «bien avancé dans leurs campagnes de vaccination», tout en rappelant qu’au niveau régional, comme à travers le monde, «accélérer l’acquisition et la distribution de vaccins reste la priorité absolue à court terme pour sauver des vies, favoriser la reprise et éviter que les écarts ne se creusent».

«Le Maroc est l’un des pays qui ont réagi le plus rapidement et le plus efficacement pour lutter contre cette crise sanitaire», a rappelé le responsable de l’institution financière internationale, en relevant que grâce à un certain nombre de mesures fiscales, monétaires et financières, l’économie marocaine a «réussi l’année dernière à limiter l’impact de cette crise».

Rappelant que le Fonds accompagne le Maroc dans ses politiques de transformation et de réformes, M. Azour a indiqué que l’institution financière a accordé l’année dernière 3 milliards de dollars d’une ligne de précautions et de liquidités (LPL) qui a permis au Royaume, «non seulement de renforcer sa liquidité mais aussi de donner un signal fort au marché. Cela a permis aussi au Maroc à la fin de l’année dernière de revenir sur les marchés de capitaux avec une émission qui a rencontré un grand succès».

Au niveau régional, une «fragile reprise» est attendue avec une augmentation du PIB réel de 4,1% en 2021 et 2022. «La reprise inégale et incomplète, et de nouvelles difficultés se font jour», relève l’institution internationale qui cite parmi les défis une nouvelle vague pandémique dans les pays où la vaccination avance lentement, les risques de l’inflation, le rétrécissement de l’espace de politique macroéconomique et la hausse des inégalités.