Les écoles privées apathiques envers les parents d’élèves

Pour les élèves, cela signifie clairement que l’année scolaire est bel et bien finie, en dépit des quelques cours à distance assurés par certains établissements. Dès lors, les parents d’élèves ont dû faire face à une autre problématique, celle du règlement des frais de scolarité réclamés par les établissements d’enseignement du privé. Déjà le mois d’avril avait fait polémique à ce propos, mais les parents avaient dû se résoudre à s’acquitter des frais demandés, vu qu’un semblant d’effort continuait à être fourni et que l’issue de l’année scolaire n’était pas encore connue. Maintenant que c’est chose faite, alors même que les écoles privées exigent le paiement des mois de mai et de juin, ils s’interrogent pour quelle raison ils devront payer des cours dont leurs enfants ne bénéficient pas, et qui ne seront pas pris en compte dans l’évaluation et le passage au niveau supérieur.

Pour certains établissements privés, la crise du Covid-19, les baisses de salaires et le chômage partiel ne sont nullement un prétexte pour ne pas payer les frais de scolarité dans leur totalité et menacent d’interrompre subitement les cours à distance. ourtant, les charges ont très largement diminué pour ces établissements entre l’arrêt des transports, cantine, sécurité, ménage ou autres activités scolaires... Sur les réseaux sociaux, les parents expriment leur colère, se disent prêts à ne pas payer. Pour d’autres comme Ahmed, patron d’une agence de voyage en pleine crise, l’éducation de sa fille est une priorité malgré le contexte.

«Malgré l’arrêt de mon activité, je suis dans l’obligation de payer pour permettre à ma fille de suivre les cours», se désole le père de famille. «C’est très difficile financièrement mais l’école nous a affirmé qu’elle suspendrait l’enseignement à distance si je ne payais pas les deux derniers mois. Je me dois de donner la meilleure éducation pour ma fille», explique-t-il. Un chantage qui provoque la colère des parents d’élèves d’autant que pour la Fédération Nationale des Associations des Parents d’élèves au Maroc (FNAPEM), «les retours que nous avons eus des parents d’élèves nous assurent que les prestations que les établissements privés se devaient de fournir, ne l’ont pas été»


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