Les éboueurs de Casablanca en grève

TENSION ENTRE LES SYNDICATS ET LES DÉLÉGATAIRES

La capitale économique risque de crouler sous le poids des ordures ménagères suite à l’annonce d’un débrayage de trois jours des agents de propreté le 12, 13 et 14 septembre 2019.

La tension est toujours palpable entre les éboueurs de Casablanca d’un côté et de l’autre les délégataires ainsi que le conseil de la ville. Après moult menaces de grèves ces derniers mois, les éboueurs ont mis leurs menaces à exécution. A l’appel de l’Union marocaine du travail (UMT), les agents de propretés des sociétés Averda et Derichebourg sont en grèves dès ce jeudi 12 septembre et cela pour trois jours. Habitants de Casablanca, préparez- vous donc à des amoncèlements de détritus à chaque coin de rue.

Dans un document rendu public, les grévistes demandent au Conseil de la ville, au maire de Casablanca, et aux sociétés délégataires Averda et Derichebourg chargées de la propreté de la ville de Casablanca, de répondre à leurs doléances qui se résument dans la réintégration des syndicalistes renvoyés mais aussi ils dénoncent des salaires trop faibles.

Le mois dernier, ce sont des retards dans les versements des salaires et des primes qui avaient failli causer un débrayage des éboueurs le jour de l’Aïd Al Adha. Un arrangement avait été trouvé en catastrophe mais concernant l’amélioration de la situation matérielle des agents de propreté, rien à l’horizon.

Contrôle informatisé
Pourtant, les nouveaux contrats de gestion déléguée de la propreté urbaine et de la gestion des déchets ménagers à Casablanca sont entrés en vigueur le 25 juin 2019 et dont le budget record s’élève à 893 millions de dirhams par année avec une obligation de résultat rapidement.

Amélioration de la qualité des prestations, collecte nocturne, l’initiation au tri bi-flux, aménagement des points de regroupements des conteneurs, équipement de certains quartiers par la conteneurisation enterrée, avec un contrôle informatisé instantané afin d’atteindre une meilleure qualité des prestations et une satisfaction, les délégataires ont promis mont et merveilles aux Casablancais.

Mais les années de mauvaises gestions ont laissé des traces et les habitants de la capitale se souviennent encore des promesses de Sita et Averda d’«une nouvelle ère de la collecte» avec les résultats que l’on connaît aujourd’hui. D’ailleurs, après plus de deux mois de services, aucun changement notable n’a été signalé et c’est le citoyen qui en paie la note, plutôt salée.


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