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Drame de Mélilia: L'Europe donne raison au Maroc

La volonté de l’Algérie d’utiliser l’arme migratoire contre le Maroc semble se retourner contre elle. S’exprimant ce mardi 6 juillet 2022 au parlement européen, la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, a implicitement jeté la pierre à la voisine de l’Est quant au drame de la mort de 23 migrants le 24 juin 2022 à la frontière du préside occupé de Mélilia en rappelant que ces groupes de migrants étaient passés par le territoire algérien. “Il semble que les personnes impliquées dans l’incident aient été introduites illégalement principalement du Soudan, via la Libye et l’Algérie à travers un désert qui peut être tout aussi meurtrier que la Méditerranée ou l’Atlantique. Un désert où les passeurs laissent mourir les gens. C’est ce que j’ai appris directement des gens lors de ma visite à Agadez, au Niger,” a-t-elle indiqué. Et d’estimer que “nous ne pouvons gérer la migration vers l’Europe que si nous nous engageons avec des partenaires hors Europe, tout au long des routes migratoires”. Par ailleurs, M. Johansson a qualifié le Maroc de “partenaire stratégique clé de l’Union européenne pour gérer la migration et lutter contre le trafic des migrants”, en soulignant que “rien que cette année, le Maroc a empêché 26.000 départs irréguliers, dont un dixième sauvés en mer”.

Pour rappel, l’ambassade du Royaume en Espagne avait accusé le 27 juin 2022 l’Algérie d’avoir fait preuve d’“un laxisme délibéré”, et ce en représailles de la décision espagnole de commencer à considérer l’initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie au Sahara marocain comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend autour de la région. Ce qui ne sera sans doute pas sans approfondir la cassure du pouvoir algérien non seulement avec Madrid mais avec toute l’Europe, qui s’était notamment opposée début juin 2022 par le biais de la Commission européenne à la décision d’Alger de suspendre toutes les domiciliations bancaires des opérations commerciales algéro-espagnoles. Une partie des responsables européens prônent désormais ouvertement l’adoption d’un train de sanctions vis-à-vis de la capitale algérienne.

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