Diplomatie marocaine : Sagesse et pragmatisme

Dans la situation actuelle à Gaza, comme auparavant, le Royaume ne s’est pas dérobé à sa position historique. Celle de défendre la cause palestinienne et la solution à deux Etats, posée d’ailleurs comme condition à la conclusion de l’accord tripartite signé le 22 décembre 2020 à Rabat avec les Etats-Unis et Israël.

A tout seigneur, tout honneur. Sagesse et responsabilité ont de tout temps indéniablement caractérisé la diplomatie marocaine. Dès le déclenchement de l’opération Déluge Al-Aqsa par le Hamas et jusqu’aux agressions aveugles de l’armée israélienne sur Gaza, la réaction du Royaume a été tempérée et empreinte de proactivité. Outre les deux avions militaires marocains avec à leur bord des aides humanitaires d’urgence destinées aux populations palestiniennes atterris, mercredi 25 octobre 2023, à l’aéroport El Arich (Est de l’Egypte), le Maroc a fermement condamné le bombardement par les forces israéliennes de l’hôpital Al-Maâmadani dans la bande de Gaza ayant fait des centaines de morts et de blessés et a réitéré son appel à ce que les civils soient protégés et ne soient pas pris pour cibles.

Dans la situation actuelle à Gaza, comme auparavant, le Royaume ne s’est pas dérobé à sa position historique. Celle de défendre la cause palestinienne face à toute épreuve et la solution à deux Etats, posée d’ailleurs comme condition à la conclusion de l’accord tripartite signé le 22 décembre 2020 à Rabat avec les Etats-Unis et Israël. Cette approche pragmatique accorde au Royaume un statut particulier d’un intermédiaire écouté et apprécié aux côtés d’autres pays comme l’Égypte, le Qatar ou encore l’Arabie saoudite. Sauf que le Maroc peut se mettre sans gêne à la table des négociations aux côtés à la fois du Hamas, de l’Autorité palestinienne, des Israéliens et des Américains, les principaux belligérants et parties prenantes au conflit. C’est cette ligne conductrice à laquelle on ne s’est jamais départie qui a permis à notre diplomatie, sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, de se frayer une place de choix sur l’échiquier politique international et de mettre en place un paradigme inédit dans ses relations à ses partenaires traditionnels (notamment européens) et nouveaux. Le Maroc ne peut accepter des relations ou des partenariats non basés sur la clarté et la transparence et le principe de la non-ingérence réciproque dans des intérêts stratégiques mutuels. Tout cela n’est pas le fruit du hasard.

Le Maroc est une grande nation qui a gravé son passé glorieux dans les annales de l’Histoire et qui s’affirme et s’impose comme une nation émergente.
La sagesse de la diplomatie marocaine lui a valu aussi un positionnement singulier au sein de la communauté africaine. Au moment même où l’armée française est huée et repoussée par les populations et les autorités de certains pays africains (Mali, Burkina Faso…), on se félicite de l’intermédiation marocaine et de la présence de nos soldats sous la bannière des Casques bleus onusiens.

Dans son édition du 7 avril 2022, le quotidien américain “The Washington Times” écrit dans ses colonnes que “le monde devrait s’inspirer de la diplomatie marocaine en matière de gestion des différends”.

Pour preuve, le célèbre quotidien américain souligne que l’on devrait s’inspirer de la relation actuelle entre le Maroc et l’Espagne au sujet du différend autour du Sahara. “Les deux seules nations qui ont officiellement contrôlé le Sahara occidental au cours des 140 dernières années ne s’y disputent pas. En fait, ils se livrent à une fête d’amour diplomatique, réalisant que la stabilité et l’intégrité territoriale de leurs États-nations respectifs sont plus importantes qu’une région aride où moins d’un cinquième des terres est réellement utilisée pour l’agriculture”, lisait-on. The Washignton Times a conclu en soulignant que les actions entreprises par le Maroc devraient être la norme pour la résolution de tout conflit. Le Maroc a proposé un compromis raisonnable qui accorderait aux Sahraouis l’autonomie tout en préservant la souveraineté marocaine. Car à aucun moment, il n’a fait allusion à l’utilisation de la force, contrairement aux agitations du voisin de l’Est qui ne cesse de brandir l’épouvantail de la guerre.

C’est dire que la diplomatie marocaine, raisonnable et rationnelle, est un véritable cas d’école.

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