Diplomatie: Le Forum du Néguev enfin en place, le Maroc prêt à y participer

Présent les 27 et 28 mars 2022 au sommet du Néguev, organisé dans le désert éponyme en Israël, le Maroc va bel et bien faire partie du Forum du Néguev dont la naissance y fait suite. En effet, le gouvernement israélien, dirigé par Yaïr Lapid, vient d’en officialiser, ce 18 septembre 2022, la mise en place. Objectif: “créer des liens économiques et sécuritaires” entre l’ensemble des pays ayant pris part au sommet du Néguev et qui comprennent, outre donc le Maroc et Israël, Bahreïn, l’Égypte et les Émirats arabes unis au niveau arabe ainsi que les États-Unis. Concrètement, six groupes de travail multilatéraux œuvreront dans les domaines de la sécurité alimentaire et de l'eau, de l'énergie, du tourisme, de la santé, de l'éducation et de la tolérance et de la sécurité régionale. “Nous travaillons avec des entrepreneurs dans les domaines de la technologie alimentaire, de l'eau, de l'énergie, du tourisme et du climat, en augmentant les échanges entre nos pays, et menons un dialogue qui renforce la sécurité d'Israël,” a souligné M. Lapid lui-même.

Du côté du Maroc, cette participation au Forum du Néguev va donc, à l’évidence, renforcer davantage ses liens avec Israël, avec qui tout un arsenal d’accords a été signé depuis le rétablissement des relations bilatérales en décembre 2020, le plus important étant sans doute celui ayant trait à la sécurité en novembre 2021 lors de la visite du ministre de la Défense israélien, Benny Gantz. A ce dernier égard, l’inspecteur général des Forces armées royales (FAR), Farouk El Belkhir, général de corps d’armée, se trouvait d’ailleurs à partir du 12 septembre 2022 dans la ville de Tel-Aviv dans le cadre des travaux de la Conférence internationale sur l’innovation de défense (CII). Le Maroc et Israël ont également conclu différents mémorandums d’ordre économique, qui constitue une des dimensions les plus importantes au niveau de la coopération entre les deux pays.

Au niveau du Forum du Néguev en lui-même, on peut rappeler que le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, qui y avait représenté le Royaume, y avait lancé une invitation à ses vis-à-vis pour qu’une des éditions à venir se passe dans un autre désert, sous-entendu celui du Sahara marocain. De là à imaginer l’ensemble des pays concernés réunis dans les provinces du Sud...