Des ambitions encore plus fortes

Miriem Bensalah Chaqroun et Mohamed Talal. Un tandem gagnant. Miriem Bensalah Chaqroun et Mohamed Talal. Un tandem gagnant.

PATRONAT. Miriem Bensalah Chaqroun rempile à la tête du  Patronat marocain. Avec Mohamed Talal, elle a réussi à gagner  la confiance de la majorité écrasante des patrons.

C’est le deuxième  mandat de la première  femme présidente  de la CGEM. Miriem  Bensalah Chaqroun, désignée  récemment par le magazine Forbes  comme l’une des femmes les plus  influentes du monde arabe, va encore  défendre les intérêts des patrons pour  les trois années à venir. Sur les voix  exprimées au cours du vote, qui a eu  lieu mardi 12 mai 2015, lors d’une  assemblée ordinaire et élective, le  binôme candidat a obtenu 98.47%  de suffrages favorables.


Diplômée de l’Université de Dallas  (Etats-Unis) et de l’Ecole supérieure  de commerce de Paris, la patronne  des patrons a fait carrière à la société  des Eaux minérales d’Oulmès, filiale du groupe Holmarcom, fondé par son  père, dont elle occupe actuellement  le poste de directrice générale.
Son second, Mohamed Talal, viceprésident  général de la CGEM,  est toujours, et jusqu’à nouvel  ordre, président de la commission  logistique. Diplômé de l’Ecole des  Mines d’Alès (France), il est le  fondateur directeur général de la  société La Voie Express, spécialisée  dans le secteur du transport, de la  messagerie et de la logistique.  Son bilan de présidente sortante a  plaidé en faveur de Miriem Bensalah.  Sous sa férule, depuis 2012, le  patronat marocain a fait sa mue et  a réalisé des avancées remarquables.  La CGEM a notamment travaillé avec  le gouvernement pour réformer la loi sur les délais de paiement,  notamment en ce qui concerne ceux  de l’Administration publique, qui  représentent un fardeau pour les  finances des entreprises.


Capital-confiance
Le patronat a également initié avec  le gouvernement l’indemnité pour  perte d’emploi, entrée récemment  en vigueur et a permis aux PME/  PME de se faire rembourser les frais  de formation de leurs employés dans  le cadre des contrats spéciaux. Et la  liste est longue. Ce qui a renforcé  son capital-confiance, c’est que son  nouveau programme s’inscrit, certes,  dans la continuité, mais avec des  ambitions nouvelles.
Le binôme espère en effet  pousser davantage les PME à  s’internationaliser. Et pour que les  petites et moyennes entreprises  puissent être plus compétitives  et donc créatrices de nouvelles  opportunités d’emploi, la CGEM  essayera de leur faciliter le  financement et de les accompagner  par un mécanisme de garantie totale.  Le programme électoral promet  l’instauration d’une exonération  fiscale pour l’investissement industriel  et l’amortissement accéléré.
Le volet formation fait aussi partie des  promesses du binôme, notamment  sur les volets de l’encadrement  des employés et de la formation  continue. Les nouveaux dirigeants de  la CGEM ambitionnent aussi que les  producteurs marocains améliorent la  qualité de la production nationale afin  de réduire les quantités importées.  Un pari osé à relever.


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