Les départements de la Santé et de l’Enseignement supérieur s’associent pour améliorer la santé des étudiants


Abdellatif Miraoui et Khalid Ait Taleb


Les ministères de la Santé et de la Protection sociale et de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation ont signé, mardi 29 novembre à Rabat, une convention de partenariat portant sur le plan d'action conjoint 2022-2026, relatif à la santé universitaire.

Cette convention a été paraphée par le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Khalid Aït Taleb, et le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation, Abdellatif Miraoui, en marge de la semaine nationale de la santé universitaire 2022-2023, organisée du 21 au 26 novembre autour de la thématique de la lutte contre les addictions en milieu universitaire. 

Les deux ministres ont en outre procédé au lancement des projets "Établissements de l'enseignement supérieur sans tabac" et "Cadre normatif des centres médico-universitaires".

M. Aït Taleb a indiqué que la semaine nationale de la santé universitaire est une opération nationale qui cible une catégorie de la population à travers des actions concrètes en faveur des jeunes, frange de la population porteuse d’opportunités et de compétences pour le développement durable du pays.

L’organisation d’une semaine nationale axée sur la santé universitaire fait suite aux nombreux accords et engagements internationaux et nationaux affirmant la détermination du Royaume à soutenir les efforts engagés en faveur de la santé et du bien-être des jeunes, en vue de favoriser les conditions nécessaires à leur insertion socio-économique. Elle s’inscrit également dans la dynamique enclenchée par le Nouveau modèle de développement, qui accorde une attention particulière au développement du capital humain en repositionnant la jeunesse au cœur de l’intérêt des pouvoirs publics, de même qu'elle appelle à une mobilisation effective de tous les secteurs en faveur de la jeunesse. 

La population des étudiants compte aujourd’hui un peu plus d’un million de personnes. A ce poids démographique non négligeable, s’ajoute leur exposition aux facteurs de risque, notamment ceux inhérents aux comportements et aux modes de vie malsains qui influent sur fortement leur état de santé et par conséquent sur leurs niveaux d’apprentissage, d’autonomie et leur bien-être durant tout le cycle de vie. 

Ainsi, l’émergence de nouveaux défis et la persistance d’autres problématiques de santé, notamment celles liées à la santé mentale et aux troubles addictifs chez la population des adolescents et des jeunes, imposent la multiplication et la convergence des efforts afin de répondre à ces interpellations et leurs effets sur la santé et le bien-être des jeunes.

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