Danger du Dépakine pour les femmes enceintes : l'état Français reconnu responsable

Le tribunal administratif de Montreuil, en France, s’est prononcé sur le cas de prescriptions de Dépakine, survenues entre 1981 et 2008. La justice a reconnu la responsabilité de l’Etat français, qui a manqué à ses obligations de contrôle en ne prenant pas les mesures adaptées et a engagé sa responsabilité. Trois familles dont les enfants sont aujourd’hui handicapés seront indemnisées. L’Etat français est accusé ne pas avoir assuré l’information donnée aux praticiens et aux malades sur la dangerosité du Dépakine lorsqu’il est donné aux femmes enceintes.

Prescrit en France contre la bipolarité ou l’épilepsie ce médicament est dangereux pour les femmes enceintes. Lorsqu’une femme enceinte prend ce médicament, son enfant présente un risque élevé -de l’ordre de 10%- de malformations congénitales, mais également un risque accru d’autisme et de retards intellectuels et/ou de la marche, pouvant atteindre jusqu’à 40% des enfants exposés.

À base de valproate de sodium, molécule contre-indiquée pendant la grossesse, la Dépakine a été prescrite à des milliers de femmes enceintes, causant ainsi des malformations pour 4.100 enfants nés entre 1967 et 2016. 20.000, 158.000 et 300.000 euros sont les montants qui seront versés par l’Etat à trois familles, ayant porté plainte.

La justice française a également reconnu la responsabilité du laboratoire Sanofi, producteur de Dépakine, pour manque d’informations fournies aux médecins et patients quant à la dangerosité du médicament. Désormais interdite à toutes les femmes en âge de procréer dans toute l’Europe, la Dépakine est toujours commercialisée au Maroc sous des conditions strictes et bien déterminées.

LBS


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