Faire face aux défis liés à la pandémie

Conclusions du comité du développement suite aux assemblées annuelles de la banque mondiale et du FMI 2020

Le Groupe de la Banque mondiale et le FMI sont appelés à continuer d’examiner les défis liés à la dette des pays à faible revenu et à proposer des mesures pour remédier à leurs difficultés financières et à leur endettement.

La pandémie du coronavirus est à l’origine de la plus forte contraction de l’économie mondiale depuis huit décennies, nous disent les experts du groupe de la banque mondiale et du FMI. Experts qui se sont réunis virtuellement, lors de leurs assemblées annuelles du mois d’octobre 2020, et dont le Comité de développement vient d’annoncer, dans un communiqué, un certain nombre de conclusions allant dans le sens de faire face aux multiples défis liés à la crise sanitaire et économique.

En effet, selon ces experts, «la contraction de l’économie mondiale touche aussi bien les pays en développement que les économies émergentes et développées, accroît la pauvreté à l’échelle mondiale, exacerbe les inégalités et détériore les perspectives de croissance économique à long terme». La crise économique est d’autant plus inquiétante qu’elle «menace l’existence et les moyens de subsistance des populations vulnérables.

Elle accroît également les disparités entre les sexes et met en péril les gains durement acquis sur la voie du développement ». Aussi les deux institutions de Bretton Woods devraient riposter à cette crise exceptionnelle en maintenant «le cap sur le double objectif qui consiste à mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée de manière durable, ainsi que sur IDA-19 et les engagements de capitaux pris à ce titre, et en soutenant parallèlement les progrès vers la réalisation des ODD.»

Extrême pauvreté
C’est à cet effet que Le Groupe de la Banque mondiale appuie les efforts déployés par les pays pour renforcer leurs systèmes de santé et devrait continuer à le faire. Le Comité réaffirme l’importance d’un vaccin efficace contre la COVID-19, et «nous nous réjouissons de l’enveloppe de 12 milliards de dollars de financements approuvée récemment au profit des pays IDA et BIRD pour soutenir l’achat et la distribution de vaccins», soulignent les analystes de la Banque mondiale et du FMI. Le Comité exhorte, ainsi, la Banque «à oeuvrer à un accès équitable des pays en développement à des kits de test, des traitements et des vaccins abordables».

Par la même occasion, le Comité du développement n’as pas pu s’empêcher de féliciter le Groupe de la Banque mondiale pour «l’effort exceptionnel qu’il a accompli au dernier trimestre de l’exercice 2020, qui s’est traduit par des engagements de 45 milliards de dollars, dont 32 milliards de dollars de la BIRD et de l’IDA, 11 milliards de dollars d’IFC et 2 milliards de dollars de la MIGA». Des engagements consentis notamment via les mécanismes de financements accélérés des deux institutions financières internationales en appui à des opérations menées dans plus de 100 pays.

Dans tous les cas de figure, le Groupe de la Banque mondiale et le FMI sont appelés «à continuer d’examiner les défis liés à la dette des pays à faible revenu et à proposer des mesures pour remédier à leurs difficultés financières et à leur endettement, au cas par cas».


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