Le déficit budgétaire s’élève à 22,5 milliards de dirhams à fin avril 2021

Net repli des recettes fiscales

Le solde ordinaire négatif de 10,9 milliards de dirhams est la résultante d’une baisse des recettes ordinaires brutes de 12,3%, à 81 milliards de dirhams, associée à une hausse des dépenses ordinaires émises de 5,4%, à 91,8 milliards de dirhams.

Selon la Trésorerie générale du Royaume, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 22,5 milliards de dirhams au titre des quatre premiers mois de cette année, contre un déficit de 3,4 milliards de dirhams à fin avril 2020. Ce déficit tient compte d’un solde positif de 12,8 milliards de dirhams dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’État gérés de manière autonome (Segma), comme l’indique la TGR dans son bulletin mensuel des statistiques des finances publiques (BMSFP) du mois d’avril. Ce bulletin fait également état d’une baisse des recettes ordinaires brutes de 12,3% à 81 milliards de dirhams et d’une hausse des dépenses ordinaires émises de 5,4% à 91,8 milliards de dirhams, dégageant ainsi un solde ordinaire négatif de 10,9 milliards de dirhams.

Le repli des recettes s’explique par la diminution des impôts directs de 4,4% et des recettes non fiscales (66,9%), conjuguée à la hausse des droits de douane de 21,1%, des impôts indirects (7,7%) et des droits d’enregistrement et de timbre (4,3%).

Dépenses de fonctionnement
S’agissant des dépenses émises au titre du budget général de l’État, elles ont été de 135,2 milliards de dirhams à fin avril 2021, en baisse de 0,6% par rapport à leur niveau durant la même période un an auparavant, en raison de la diminution de 21% des dépenses d’investissement et de la hausse des dépenses de fonctionnement de 5,5% et des charges de la dette budgétisée de 5%.

La hausse des charges de la dette budgétisée de 5% est attribuable à l’augmentation des remboursements du principal de 5,2% à 18,9 milliards de dirhams et des intérêts de la dette de 4,7% à 10,64 milliards de dirhams, précise la TGR, ajoutant que les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 219,9 milliards de dirhams, soit un taux global d’engagement de 40%. Le taux d’émission sur engagements, lui, a été de 75% contre 78% un an auparavant.

Pour ce qui est des comptes spéciaux du Trésor (CST), ils ont réalisé des recettes de 41,8 milliards de dirhams, compte tenu des transferts reçus des charges communes d’investissement du budget général pour 11,9 milliards de dirhams et d’une recette de 3,3 milliards de dirhams au titre de la contribution sociale de solidarité sur les bénéfices et les revenus instituée par la loi de Finances 2021.

Les dépenses de ces comptes se sont chiffrées à 29,3 milliards de dirhams. Le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’est ainsi élevé à 12,6 milliards de dirhams. Côté Segma, leurs recettes et dépenses ont reculé respectivement de 35,7% à 422 millions de dirhams et de 24,4% à 232 millions de dirhams.