LE PRÉSIDENT DU RAJA CONDAMNÉ PAR LA JUSTICE

Début de la fin pour Boudrika ?

En voyage à l’étranger depuis plus de deux mois, Mohamed Boudrika vient d’écoper d’un 1 an de prison avec sursis. En attendant, le Raja de Casablanca et l’arrondissement de Mers Sultan, dont il est le président, tournent au ralenti.


Mohamed Boudrika a-t-il fui le Maroc pour éviter des soucis avec la justice? L’intéressé lui-même ne cessait de démentir cela, justifiant son voyage à l’étranger qui dure depuis plus de deux mois par des raisons de santé, et évoquant un complot contre sa personne. Mais ce qui n’était qu’une rumeur est devenu désormais un fait appuyé par une décision de la justice: le sulfureux président du Raja de Casablanca et député du Rassemblement national des indépendants (RNI) a écopé, mercredi 13 mars 2024, d’un an de prison avec sursis assorti d’une amende de 232.500 dirhams, pour émission de chèques sans provision.

Une autre question se pose maintenant: Mohamed Boudrika retournera-t-il au Maroc pour répondre de ses actes pour lesquels il vient d’être condamné, et faire face à d’éventuelles accusations supplémentaires dans le cadre d’autres affaires dans lesquelles il serait impliqué? La réponse serait non, à en croire des sources consultées par Maroc Hebdo qui nous ont affirmé, début mars 2024, que le président du Raja et richissime homme d’affaires a entrepris les procédures nécessaires pour s’installer à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Il aurait même inscrit ses trois enfants cadets dans un établissement scolaire de la même ville, alors que l’aîné suit toujours ses études à Londres, où le père s’est d’ailleurs fait opérer début février 2024, selon des déclarations de sa famille.


Cette absence n’est pas sans impacter les nombreuses institutions dirigées par Mohammed Boudrika. À commencer par l’arrondissement de Mers Sultan, l’un des plus importants de Casablanca. Selon des sources jointes par nos soins, seuls quelques projets ont pu avancer grâce à la signature électronique, mais la majorité des chantiers restent bloqués. Les mêmes sources indiquent que l’adjoint, Mohammed Benjelloun, assure en partie la gestion de l’arrondissement, à défaut d’avoir une délégation de toutes les prérogatives du président.

Sonnette d'alarme
Même son de cloche au sein du Raja, dont de nombreux supporters tirent déjà la sonnette d’alarme sur l’impact de l’absence de Mohamed Boudrika sur l’équipe, alors que celle-ci est toujours en course avec l’As FAR pour le titre de champion du Maroc 2023/2024. Selon des sources internes, le président des Verts suit la situation du club quotidiennement, et se réunit avec son bureau en visioconférence -la dernière réunion date du 1 mars-. Mais les mésaventures de Mohamed Boudrika ont poussé certaines figures influentes au sein du Raja à entamer les discussions pour trouver un remplaçant le plus vite possible. Un processus qui devrait s’accélérer avec le verdict du 13 mars.

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