Accusé de cybercriminalité, le Français Sébastien Raoult extradé par le Maroc vers les Etats-Unis


 

Le jeune Français Sébastien Raoult, accusé de cybercriminalité par les autorités américaines, a été extradé mercredi après-midi du Maroc vers les Etats-Unis, a appris l'AFP de source policière marocaine.

"L'extradition a eu lieu ce mercredi à l'aéroport de Casablanca à bord d'un vol vers New York. L'opération a été menée par des agents du FBI", a précisé la source policière qui a requis l'anonymat.

Sébastien Raoult est accusé par la justice américaine de "complot en vue de commettre fraude et abus électronique", "vol d'identité grave", et d'être un membre des "ShinyHUnters", groupe de "cybercriminels" soupçonnés par la justice américaine d'être derrière des cyberattaques d'entreprises.

Cet ancien étudiant en informatique, âgé de 21 ans, originaire d'Epinal (est de la France), avait été arrêté le 31 mai 2022 à Tanger (nord du Maroc) sur la base d'une notice rouge émise par Interpol à la demande de la justice américaine.


Son avocat, Me Philippe Ohayon, avait saisi fin décembre le Comité contre la torture de l'ONU, redoutant sa prochaine extradition vers les Etats-Unis, mais cette instance a refusé d'enregistrer sa demande.

Interrogé mercredi par l'AFP, la porte-parole du quai d'Orsay, Anne-Claire Legendre, a affirmé que "le calendrier de l'extradition de M. Sébastien Raoult relève des relations souveraines entre le Maroc et les Etats-Unis".

Aux Etats-Unis, l'ex-étudiant risque jusqu'à 116 ans de prison s'il est reconnu coupable, selon Me Ohayon.

Le 20 juillet 2022, la Cour de cassation du Maroc avait émis un "avis favorable" à l'extradition vers les États-Unis de Sébastien Raoult. Le jeune français a été par la suite notifié, le 26 décembre, de son décret d’extradition signé par les autorités marocaines. Son avocat, Me Philippe Ohayon, avait alors saisi le Comité contre la Torture des Nations unies pour empêcher l’extradition de son client, sous prétexte que celui-ci risque d’être “torturé ou de subir une peine ou un traitement cruel, inhumain ou dégradant”.

Avec AFP

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