La culture au service du rayonnement du Maroc


Connu pour sa passion de l’histoire du Maroc et de son particularisme culturel, le Roi Mohammed VI a érigé ce domaine en secteur avant-gardiste. L’objectif: donner au Maroc l’aura qu’il mérite en tant que Nation millénaire.

“La culture n’est pas seulement l’expression d’un génie créateur. Elle est aussi le reflet des dynamiques civilisationnelles qui l’ont vue naître. Elle est, plus encore, une nécessité vitale de notre quotidien. Viatique pour l’âme et l’esprit, la culture tend une passerelle entre le passé et le présent et permet d’arrimer les individus à leur environnement social”. Dans son message à la 17ème session du Comité intergouvernemental de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel le 28 novembre 2022, le Roi Mohammed VI a exposé sa vision de la cultures, de son essence et son apport à une société donnée. La culture est de plus en plus reconnue comme un facteur de développement. En effet, les industries culturelles sont devenues une source de valeur, d’emploi dans un monde ouvert aux courants des échanges des biens et des services. De par son histoire, en tant que terre de brassage des civilisations, sa diversité culturelle et ses choix de société, le Maroc dispose de plusieurs atouts pour faire de sa diplomatie culturelle un axe central de sa puissance attractive (soft power).

Culture et diplomatie
Les actions menées par le Souverain consistent en la promotion de l’héritage culturel et artistique marocain, à travers des évènements organisés par le Maroc à l’étranger et par le biais de la participation aux grandes manifestations et expositions internationale l’élaboration de deux stratégies et le lancement en 2014 d’une réflexion sur le capital immatériel dont une des composantes est le capital culturel. Pour rehausser la place de la culture dans le dispositif diplomatique marocain et en faire un facteur d’attractivité et de compétitivité, au service du rayonnement international du Royaume, le Roi a choisi de donner à la dimension culturelle l’importance qu’elle mérite au niveau de l’action diplomatique du Royaume, au même titre que la dimension politique et économique.


Il a également lancé des chantiers de recours, au niveau de la diplomatie culturelle, à l’innovation numérique et de mettre en oeuvre une politique appropriée de «Marque Maroc». L’idée, en filigrane, est de repenser les liens entre la politique culturelle et la diplomatie culturelle, de revoir la gouvernance du champ culturel, selon une approche faisant de la culture un secteur à part entière, productif, créateur de valeur ajoutée et de cohésion sociale.

Il y a également le terrain spirituel. Le Royaume tire sa substance des spécificités du modèle marocain de l’Islam. Celui-ci est basé sur le rite sunnite malékite et la doctrine achaârite qui promeuvent les vertus de la modération, du juste-milieu et du respect des opinions et des croyances. L’Institution de la Commanderie des Croyants, qui s’est forgée à travers douze siècles d’histoire, a établi des attaches spirituelles qui unissent séculairement non seulement les Marocains, mais aussi les populations africaines, en particulier celles relevant du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.

Le rôle de la diplomatie spirituelle du Royaume s’est davantage renforcé dans un contexte international, marqué par la prolifération des courants extrémistes violents. Outre son rôle reconnu de plateforme de dialogue et d’échange culturel entre le monde musulman et l’occident, le Maroc s’érige, aujourd’hui, comme référence internationale, en matière de lutte contre le radicalisme religieux.

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