Critiques du Haut-Commissariat aux droits de l'homme à la police

Les précisions de Zniber

Selon le représentant du Royaume auprès de l’Office des Nations unies à Genève, le Maroc n’est nullement accusé par le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme de violations.

Comme on pouvait s’y attendre, la diplomatie marocaine n’a pas manqué de réagir à l’inclusion du Maroc par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) dans une liste de quinze pays qui, selon le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, usent “des pouvoirs d’urgence comme d’une arme pour faire taire l’opposition, contrôler la population, ou même rester au pouvoir”.

Et c’est par la voix du représentant permanent du Royaume auprès de l’Office des Nations unies à Genève, Omar Zniber, qu’elle l’a fait. Ce dernier, dans une déclaration à l’agence MAP (Maghreb arabe presse), a précisé que si le Maroc a bien été cité par les responsables du HCDH et en l’occurrence par la directrice des opérations de terrain et de la coopération technique de l’organisation, Georgette Gagnon, lors d’une visioconférence tenue dans la journée du 27 avril, c’est uniquement pour indiquer que des interpellations y ont eu lieu pour violation des règles de confinement, “tel que stipulé par le décret sur la mise en oeuvre de l’état d’urgence sanitaire dans le Royaume”.

“Ainsi, les informations erronées de supposées violations, véhiculées par ces organes de presse, sont dénuées de tout fondement et ne figurent dans aucun document officiel du Haut-commissariat aux droits de l’Homme,” a-til affirmé.

Informations erronées
Toutefois, si aucun rapport du HCDH n’accuse effectivement le Maroc comme l’ont soutenu de nombreux médias et que, par ailleurs, Mme Bachelet s’est gardée de nommer un seul pays lors de la conférence de presse du 27 avril où elle avait tenu les propos mentionnés plus haut, l’agence de presse britannique Reuters, citant un “haut responsable” de l’organisation, a assuré dans une dépêche que le Royaume faisait partie des pays visés par le haut-commissaire aux droits de l’Homme, au même titre que la Jordanie au plan arabe et le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud en Afrique.

Ce qui ne veut pas dire que les autorités marocaines se sont forcément rendues coupables d’exactions à l’encontre de la population du pays, car comme l’a rappelé M. Zniber, “de l’aveu de plusieurs États et organisations internationales concernées, les mesures entreprises par le Maroc pour endiguer la propagation du coronavirus sont proactives, efficaces, transparentes et en totale conformité avec l’État de droit et le respect des droits humains”.


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