Le crédit maintient sa tendance baissière

Le financement bancaire tiré par les crédits à la trésorerie

Le financement de l’économie par voie bancaire est tiré surtout par les comptes débiteurs et crédits de trésorerie, loin devant les autres segments qui, pour certains, se sont contentés de petites hausses ou ont tout simplement reculé

Le crédit bancaire entame 2021 sur pratiquement le même rythme que celui de l’année écoulée. Il a, en effet, affiché une progression de 4,1% en janvier, atteignant un encours de 933,39 milliards de DH, après avoir terminé 2020 sur +4,5%. C’est ce qu’indique Bank Al-Maghrib dans ses dernières statistiques monétaires. À rappeler qu’un an plus tôt, le crédit bancaire avait marqué une hausse de 5,1%.

Le financement de l’économie par voie bancaire est tiré surtout par les comptes débiteurs et crédits de trésorerie qui ont connu un net dynamisme (13%). Et ce, loin devant les autres segments qui, pour certains, se sont contentés de petites hausses ou ont tout simplement reculé. Ainsi, les crédits immobiliers se sont accrus de 2,3%, tirés vers le bas par les crédits aux promoteurs qui ont fait du surplace par rapport à janvier de l’année dernière. Et ce, au moment où les crédits à l’habitat se sont appréciés de 3,5%.

Cet encours inclut le financement participatif à l’habitat qui a atteint 11,55 milliards en janvier, en hausse de 43,3% sur un an. Les créances diverses sur la clientèle, qui ont connu une évolution à deux chiffres au cours de 2020, n’ont progressé que de 1,8% en janvier dernier. À noter que ces créances sont composées principalement des prêts octroyés à la clientèle financière et non financière dans le cadre d’une opération financière et des créances acquises par affacturage.

En revanche, les crédits à la consommation et à l’équipement restent sur leur tendance baissière, affichant respectivement -3,6 et -2,6%. Concernant les créances en souffrance, elles ont connu un bond de 15,3%, s’élevant à 81,4 milliards.