Crédit bancaire en 2022: des évolutions contrastées

 

Selon les dernières statistiques de Bank Al-Maghrib, si le crédit bancaire est en amélioration modérée, en totalisant 1.032 milliards de dirhams, il n’en cache pas moins des évolutions contrastées des différentes catégories de financement. Reflet d’une situation économique dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle reste très difficile.

En effet, si les crédits de fonctionnement augmentent fortement de 268 milliards de dirhams, notamment en raison des tensions de trésorerie que connaissent les entreprises, les investissements de ces dernières sont en panne. Et pour cause, les crédits à l’équipement font du surplace, à 176 milliards de dirhams. En face, la consommation des ménages progresse à un rythme modéré: les prêts à la consommation affichent +3,8%, à 57,7 milliards de dirhams. Un niveau légèrement supérieur à leurs investissements dans l’immobilier: les crédits à l’habitat évoluent de 2,9%, à 238 milliards de dirhams.

Parallèlement à ces évolutions, les impayés bancaires poursuivent leur hausse avec +4,9%, à 89,4 milliards de dirhams, soit environ 8,8% de l’encours du crédit bancaire. Ce sont les créances en souffrance des entreprises qui enregistrent la plus forte profession.

Une situation qui dure puisque le secteur bancaire marocain n’arrive pas encore à se défaire du fardeau des créances en souffrance, qui ne fait que s’alourdir, au point que le Maroc figure, dans un benchmark international, parmi les mauvais élèves. Et le plus inquiétant, c’est que les très petites et moyennes entreprises (TPME) représentent une proportion importante dans ces créances douteuses. 

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