UN ENGAGEMENT ROYAL

Coup d’envoi de la campagne de vaccination anti-Covid-19

Pour les Marocains, la vaccination représente le salut, le début de la fin d’une souffrance et l’amorce d’un retour à la vie normale. Une fois encore, le Roi fait honneur à ses engagements vis-à-vis du peuple qu’il a entouré de sa bienveillance depuis l’apparition de la pandémie.

A l‘heure où les débats sur le vaccin et les difficultés rencontrées pour s’en approvisionner agitent la planète, le Maroc lance sa campagne de vaccination. Que de belles choses après toute patience ! L’attente, angoissante et anxiogène, a duré dix semaines. Produisant son effet psychologique et se nourrissant de l’anxiété grandissante des Marocains, elle a été ou est parue, du moins, très longue.

Le 14 novembre 2020, le Roi Mohammed VI avait annoncé le lancement imminent de cette campagne de vaccination anti-Covid-19. Le 28 janvier 2021, c’est le Souverain luimême qui en donne, officiellement, le coup d’envoi au Palais royal de Fès. Il s’est fait vacciner le premier, un geste hautement symbolique qui inspire confiance à tous les Marocains, même les plus sceptiques. Enfin, le bout du tunnel !

Le vaccin est bien là et en quantité suffisante afin d’entamer la campagne nationale de vaccination dans les meilleures conditions, comme le souligne le communiqué du cabinet royal de mercredi 27 janvier.

Jamais une annonce n’a été accueillie par les Marocains avec beaucoup de joie et d’espoir. Une certaine forme de soulagement mêlée à une inquiétude persistante liée à la menace d’un nouveau confinement notamment avec l’apparition d’une souche mutante du coronavirus.

Pour les Marocains, la vaccination représente le salut, le début de la fin d’un calvaire, d’une souffrance, et l’amorce d’un retour à la vie normale dans un futur très proche. Le Roi a été en première ligne dans cette crise sans précédent. Depuis le début, il a pris des initiatives qui ont limité et la propagation du virus et ses répercussions socio-économiques. Il a fait honneur à tous ses engagements vis-à-vis du peuple qu’il a entouré de sa bienveillance depuis l’apparition de l’épidémie.

De la création d’un fonds spécial pour la gestion du Covid-19 au coup d’envoi de la campagne vaccinale, en passant par la gratuité du vaccin pour tous y compris pour les étrangers résidant au Maroc, ses décisions, courageuses et inimitables, ont rétabli peu ou prou le lien de confiance perdue par les Marocains dans la classe politique en général et les composantes de la majorité gouvernementale en particulier.

C’était à des moments où les citoyens déploraient avec amertume l’absence de visibilité et de vision du gouvernement, ce qui faisait monter, à chaque fois, leur inquiétude d’un cran. Car comment expliquer qu’aucune préparation psychologique n’a été initiée par le ministère de la Santé jusqu’au jour même du lancement effectif de la campagne ? En tout état de cause, depuis le début de l’épidémie, la communication gouvernementale laisse vraiment à désirer.

Cette faille, aussi importante qu’elle puisse paraître, ne saurait balayer d’un revers de la main la gestion globalement maîtrisée de cette crise sanitaire et de la crise économique que celle-ci a entraînée, à la limite du possible bien entendu.

Le royaume a bien circonscrit ce virus sournois. N’eût été la saturation des hôpitaux publics, le bilan de la prise en charge des patients du Covid-19 aurait été moins lourd, notamment en termes du taux de mortalité. Il va falloir désormais en tirer cet enseignement que la santé, l’enseignement et la recherche scientifique devront représenter le socle de tout nouveau modèle de développement.