Rapport de la cour des comptes sur l'exécution du budget 2019

SÉPARER LE CONJONCTUREL DU STRUCTUREL

La Cour des comptes a rendu public, mardi 29 septembre 2020, son rapport sur l’exécution du budget de l’Etat au titre de l’année 2019. L’exécution du budget de l’Etat en 2019 soulève un certain nombre de constats. Mais aussi des critiques sur la manière dont le budget est exécuté: En premier lieu, au niveau des constats, ce rapport fait état d’une maîtrise de la trajectoire du déficit budgétaire grâce à des mécanismes de financement dits «innovants».

Presque au même niveau enregistré une année auparavant, le déficit du budget, «s’est établi à 41.672 millions de dirhams, y compris les recettes de privatisation, contre 41.658 millions de dirhams en 2018», précise le rapport de l’institution que dirige Driss Jettou.

Cette maîtrise s’explique par «une amélioration conséquente des recettes ordinaires (+16.832 millions de dirhams) ayant permis de couvrir l’augmentation des dépenses globales (+15.536 millions de dirhams) et la baisse du solde des comptes spéciaux du Trésor (-1.310 millions de dirhams)», y liton.

Ainsi, aux côtés du fait que le déficit budgétaire a été maîtrisé, les recettes ordinaires sont en progression et ce, grâce à une nette amélioration des recettes non fiscales, les dépenses globales sont aussi en augmentation, sous l’effet de l’augmentation des dépenses du personnel, des autres biens et services et d’investissement, mais le taux réel d’exécution des investissements n’arrive que modestement à atteindre le seuil de 63%.

En effet, selon le rapport de la Cour des comptes, «même si le niveau d’exécution des dépenses d’investissement affiche un taux d’émission et de réalisation respectivement de 86% et 78%, ces dépenses continuent d’être réalisées principalement par le biais des transferts des budgets des ministères et du chapitre des charges communes - investissement vers les comptes spéciaux du Trésor et les EEP».

Et d’ajouter, «en neutralisant l’impact de ces transferts, les taux d’émission et de réalisation des investissements se réduiraient considérablement, passant respectivement à 70% et 63%»


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