Coups bas de l’Hexagone contre le Maroc: Que cherche la France de Macron ?


 

Depuis la reconnaissance de la marocanité du Sahara par les Etats-Unis en décembre 2020 , la France a changé d’attitude vis-à-vis du Maroc et ses coups bas se sont multipliés

En moins d’un mois, le Maroc est devenu l’obsession quasi-hystérique du Parlement européen. Une mise en scène grossière et écœurante. Quand on fouine à chaque fois, on découvre que c’est la France qui est derrière cette nouvelle série d’acharnement qui a commencé par l’épisode du « MarocGate» et qui a fini par un faux procès à Strasbourg, jeudi 9 février 2023, où des eurodéputés, autoproclamés juges, ont cherché à tout prix à rendre le Royaume coupable d’espionnage téléphonique au travers du logiciel Pegasus. Bien entendu, Emmanuel Macron n’incarne pas, à lui seul, la France. Il y a l’Etat profond qu’incarne le Quai d’Orsay, le véritable meneur de jeu s’agissant des affaires étrangères et des questions géopolitiques. 

Cet État profond est habité par une mentalité colonialiste qui veut qu’un pays comme le Maroc demeure à jamais une contrée sous influence française. Il a toujours cherché à affaiblir cet empire chérifien qui s’étendait jusqu’au fleuve du Sénégal. Rien d’étonnant qu’à ce jour, des ressortissants de pays subsahariens viennent trouver au Maroc leurs repères culturels et religieux. Dans cette manœuvre d’affaiblissement, la France a amputé le Maroc d’une de ses provinces, la Mauritanie, et a annexé des terres entières, refermant des richesses fossiles, à l’Algérie, son ex-‘’département’’ outre-mer. 


Et même après l’indépendance du Maroc, la France y a maintenu son influence culturelle, économique et politique. Mais rien ne dure. Car la France de Jacques Foccart est révolue depuis longtemps. Feu Hassan II avait dit : « Le Maroc est un arbre dont les racines plongent en Afrique et qui respire par ses feuilles en Europe ». Le Roi Mohammed VI a fait sienne cette phrase de son père. Sous son règne, le Maroc a cherché à nourrir ses racines ancestrales. Un retour aux sources salué par les populations africaines. Il a bâti de nouveaux rapports sains et équilibrés avec nombre de pays de l’Afrique francophone et anglophone. Cela a fini par titiller l’égo de la France car dans cette partie du continent qu’elle considérait comme sa « chasse gardée » historique, l’Etat profond de l’Hexagone commence à perdre pied et constate avec aigreur qu’un véritable sentiment anti-français s’y installe. 

Face aux Européens, le Roi Mohammed VI a établi le nouveau paradigme de partenariat basé sur la transparence et le respect des intérêts stratégiques du Royaume et à leur tête le dossier du Sahara. Une pilule difficile à avaler pour les grandes puissances européennes, en particulier la France. L’Espagne a fait de la résistance, la première. Elle a utilisé le Parlement européen pour confectionner une résolution condamnant le soi-disant laxisme dans le contrôle des frontières les séparant des deux présides occupés, Sebta et Mélilia. Son dessein a fini par tomber à l’eau. Finalement, le voisin ibérique s’est rendu à l’évidence que le Maroc est un partenaire de taille avec lequel il faut désormais compter. 

Mais la France, qui est à l’origine du pseudo différend autour du Sahara marocain, a voulu montrer à ces voisins du vieux continent qu’elle est plus forte et qu’elle saura mettre à genoux le Royaume. Mais elle a été désagréablement surprise par la reconnaissance de la marocanité du Sahara par les Etats-Unis en décembre 2020, elle, qui s’est toujours comportée avec hypocrisie par rapport à ce dossier. Depuis, la France a changé d’attitude visà-vis du Maroc et ses coups bas se sont multipliés : réduction de moitié des visas Schengen délivrés aux Marocains, création et entretien d’un axe Paris-Alger-Tunis, des aller-retour Paris-Alger fréquents des dirigeants français et algériens, un entretien en aparté à l’Elysée entre Emmanuel Macron et Chengriha, chef d’Etat-major algérien au passé sanglant… Puis, il y a eu la série des frasques du Parlement européen dont le scénariste et le metteur en scène est français. Mais qu’est-ce qui motive vraiment la France ?

 Outre la présence de plus en plus acclamée du Maroc en Afrique, elle n’arrive pas à admettre que le Royaume se rapproche des Etats-Unis et d’Israël, tout en maintenant son attachement actif à la cause palestinienne. Le projet de base militaire israélo-américain au Maroc exaspère la France et chamboule tous ses calculs géopolitiques 

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