Coup d'état au Soudan: La communauté internationale condamne

Des éléments de l’armée ont procédé, lundi 25 octobre au matin, à l’arrestation de plusieurs grands responsables politiques notamment le Premier ministre, Abdallah Hamdok. Parmi les interpellés figurent des ministres et des membres civils du Conseil de souveraineté, haute institution qui chapeaute la transition après la chute de l’ancien président Omar el-Béchir en avril 2019.

Plusieurs centaines de personnes sont descendues dans la rue pour s’opposer au putsch, alors que internet est actuellement coupé dans la capitale Khartoum. Plusieurs organisations soudanaises, notamment l’Association des professionnels, l’un des fers-de-lances de la révolte de 2019, ou encore le Syndicat des médecins et des banques, ont appelé à la désobéissance, qualifiant de «coup d’État» l’action de l’armée.

Depuis plusieurs semaines, le pays est en proie à de fortes tensions entre civils et militaires, qui gèrent le partage fragile du pouvoir depuis plus de deux ans. La communauté internationale a rapidement condamné le putsch.

Les États-Unis, dont l’émissaire pour la Corne de l’Afrique était samedi 23 octobre dans le bureau du Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, se sont dits «profondément inquiets», avertissant que «tout changement du gouvernement de transition mettait en danger l’aide américaine ». De son côté, la Commission européenne a appelé à la «libération rapide» des dirigeants civils du gouvernement du Soudan.