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Coup d’Etat au Burkina Faso: L'ambassade du Maroc à Ouagadougou rassure sur la situation des membres de la communauté marocaine

Huit mois seulement après le putsch du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui lui a permis de chasser du pouvoir l'ancien président Roch Marc Christian Kabor, le 24 janvier 2022, l’armée a de nouveau renversé le pouvoir vendredi soir 30 septembre 2022. Le président de la transition, le lieutenant-colonel Damiba, destitué par le capitaine Ibrahim Traoré, refusait d'abdiquer dans un premier temps avant d’accepter de démissionner dimanche 2 octobre. Damiba a proposé lui-même sa démission afin d'éviter des affrontements aux conséquences humaines et matérielles graves. L'ancien homme fort du Pays des hommes intègres a posé sept conditions pour accepter de démissionner, parmi lesquelles «la garantie de la sécurité et de la non-poursuite» des militaires engagés à ses côtés, «la garantie de sa sécurité et de ses droits, ainsi que ceux de ses collaborateurs» et «le respect des engagements pris» avec la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) pour un retour du pouvoir aux civils d'ici à deux ans. Le capitaine Traoré, désormais président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), a accepté ces conditions.

Une situation politiquement instable qui inquiète au plus haut degré l'ambassade du Royaume du Maroc à Ouagadougou au sujet du sort des Marocains établis dans ce pays de l’Afrique de l’ouest. L’ambassade, qui suit avec attention la situation au Burkina Faso et les événements qui s'y déroulent, rassure sur la situation des membres de la communauté marocaine résidant au Burkina Faso et appelle les compatriotes «à rester à leurs domiciles et à observer toute la vigilance». Elle a mis en place une cellule de suivi et met ce numéro d'urgence à disposition en cas de besoin: +226 06 41 80 80.

M.K.

 

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