Lutte contre le Coronavirus : pour un Maroc nouveau

Les citoyens ont apprécié et salué toutes les dispositions drastiques de confinement.

Ce sont des agences internationales spécialisées qui le disent : le Maroc est dans le lot de tête des pays engagés dans la lutte contre l’épidémie du Coronavirus. D’autres pays, pourtant développés, ne figurent pas dans ce même classement. Les États Unis, qui avaient un temps minoré ce fléau s’échinent aujourd’hui à rattraper le temps perdu. En France, il y a eu les mêmes tergiversations; dans le Royaume-Uni, c’était le même état d’esprit; Ailleurs, il faut bien relever qu’il y a eu les mêmes retards. En Tunisie, le plan marocain est cité en exemple. Voilà pour les faits.

Quelles observations en tirer ? La première a trait à la réactivité. Le 2 mars avait été signalé le premier cas de contamination. Deux semaines plus tard, la prise en main a été faite. SM le Roi décidait la création d’un Fonds spécial dédié de 10 milliards de DH. Le 17 mars, à la suite d’une réunion avec les ministres concernés, le Souverain arrêtait le plan d’action.

La machine administrative se mettait alors en marche avec la proclamation de l’état d’urgence sanitaire à compter du 20 mars et ce pour une durée d’un mois. Deux projets de texte – des décret-loi) étaient soumis et adoptés par les commissions compétentes des deux chambres du Parlement. Un dispositif particulier était enfin mis sur pied pour sensibiliser les citoyens, limiter leurs mouvements sauf dérogations dûment justifiées. Et des mesures dissuasives et coercitives couronnaient cette politique. Que dire de plus ? Que les citoyens ont apprécié et salué toutes ces dispositions drastiques qui étaient nécessaires. Ils les soutiennent ; ils les soutiennent malgré les multiples contraintes familiales et professionnelles qui les accompagnent dans la vie quotidienne. Le confinement est perçu et ressenti comme la seule solution pour réduire la propagation du virus.

Adhésion et mobilisation
La politique des pouvoirs publics a été également réactive dans un autre domaine : celui de la médication. Ainsi, le Maroc a décidé d’introduire et d’autoriser un nouveau protocole thérapeutique avec la chloroquine. Dans cette même ligne, le stock de deux médicaments – Nivaquine et Plaquénil – du groupe Sonafi, ont été réquisitionnés dans leur usine de Casablanca. Là encore, le Maroc a été en avance alors que des controverses pesaient sur ce protocole en France et ailleurs.

L’impact de cette mobilisation est important. Preuve est faite de la réactivité des politiques publiques dans des situations d’exception. Tout est donc possible quant il y a du volontarisme impulsé par le Roi. L’esprit de décision a joué, bien sûr, mais aussi parce que les citoyens peuvent être en capacité d’adhésion et de mobilisation quand les chemins sont balisés et la feuille de route bien identifiée. C’est sûrement un autre Maroc qui se construit aujourd’hui dans la perspective post-crise sanitaire. Il faut seulement qu’une véritable offre de changement soit faite.


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