NOUVELLE CONSÉCRATION POUR ABDELLATIF JOUAHRI

FUGURANT POUR LA QUATRIÈME FOIS DANS LE TOP 10 DES BANQUIERS CENTRAUX

Abdellatif Jouahri est sans doute le meilleur argentier que le Maroc aurait pu avoir. Fin stratégie et visionnaire, le gouverneur de la Banque centrale a marqué d’une empreinte indélébile l’histoire monétaire, financière et économique du pays.

Consécration pour Abdellatif Jouahri. Le wali de Bank Al-Maghrib (BAM) a maintenu sa position, pour la quatrième année consécutive, dans le top 10 des meilleurs banquiers centraux, selon le dernier classement du magazine américain Global Finance. L’argentier du Royaume a obtenu la note la plus prestigieuse «A», attribuée par le magazine new-yorkais dans son rapport intitulé Central Banker Report Cards 2020.

A la tête de la Banque centrale depuis 2003, Jouahri a passé la totalité de sa carrière dans le secteur financier. De ministre des Finances, de 1981 à 1986, Jouahri a dirigé, par la suite, BMCE Bank, avant sa privatisation. Il a ensuite présidé le Groupement professionnel des banques du Maroc, avant d’atterrir à la tête de la Caisse interprofessionnelle Marocaine de retraite.

Souveraineté nationale
En 2003, il est nommé gouverneur de la Banque centrale. Réputé pour son franc-parler, Jouahri a dirigé d’une main de fer la politique monétaire du pays, veillant au respect, par les banques et établissements financiers, des normes et règlementation du secteur. Ce qui lui a valu le surnom de «gardien du temple». Il a mené avec brio tous les chantiers et réformes se rapportant à la politique monétaire du pays. Mais pas que, puisqu’il a été le fin orchestre de la mise en oeuvre du Plan d’ajustement structurel, dont on lui impute la réussite.

Homme de confiance du Roi Mohammed VI, Abdellatif Jouahri a fait preuve, à multiples reprises, d’une véritable clairvoyance grâce à des analyses et projections particulièrement percutantes. Des analyses pertinentes où l’argentier du Royaume n’y va pas par quatre chemins. Que ce soit lors de la présentation au Roi du rapport annuel de la banque centrale sur la situation économique, ou lors de des conférences de presse, Jouahri répond sans langue de bois, et pointe du doigt les vrais problèmes en les nommant, sans détour ni tergiversation.

Quand il a une mission ou une réforme à mener, il la mène jusqu’au bout et avec brio, en respectant son échéancier, sans se soucier des pressions externes. La réforme du régime de change en est le meilleur exemple. Malgré les rappels des institutions internationales, notamment le Fonds monétaire international, pour une accélération de cette réforme, Jouahri a privilégié la souveraineté du pays dans ses choix monétaires et économiques, en respectant à la lettre son calendrier.

Fin connaisseur des arcanes du pouvoir et de la finance, sage et populaire, véritable stratège et visionnaire, Abdellatif Jouahri a marqué d’une empreinte indélébile l’histoire monétaire, financière et économique du pays. Et cette dernière consécration n’est que la concrétisation d’un parcours aussi typique qu’exemplaire d’un gardien du temple qui marquera pour longtemps l’histoire moderne du Maroc.


Laisser un commentaire

Merci de cocher cette case
X

Télécharger le magazine Maroc Hebdo

Télécharger