Conférence digitale de la fondation Attijariwafa Bank autour Covid-19

Au nom de l’économie du vivant

La Fondation démontre, une fois de plus, sa volonté de favoriser la proximité avec l’ensemble des citoyens, tout en soutenant un débat constructif autour de thématiques d’actualité.

Dans le cadre de son cycle de conférences digitales lancé le 21 avril 2020 pour décrypter les multiples impacts de la crise sanitaire du Covid-19 sur notre pays et les enseignements et retombées de sa gestion sur le moyen et long termes, la Fondation Attijariwafa bank a organisé en direct, le mardi 30 juin 2020, sa cinquième conférence digitale autour du thème «Covid- 19 et le choix de la vie: à la découverte d’une économie humaniste».

Cette nouvelle édition a réuni virtuellement un panel de choix composé de Rajaa Mejjati Alami, économiste et sociologue; Faouzi Skali, anthropologue et écrivain; et Mustapha Laarissa, professeur de philosophie à la Faculté de Lettres de Marrakech. Sous la modération de Sara Rami, journaliste et animatrice à Luxe Radio, cette conférence a permis d’analyser les raisons de la primauté de la vie à travers le choix du confinement préventif généralisé durant la crise sanitaire du Covid-19. Ainsi, le confinement adopté par la plupart des pays dans le monde a placé au-devant de la scène, la notion de «valeur de la vie» et de sa centralité, imposant aux états-nations des arbitrages difficiles tels que le sauvetage des vies humaines au détriment de l’activité économique.

Au cours d’un échange passionnant, les trois panélistes se sont accordés sur le caractère exceptionnel de cette crise, qui diffère profondément de celles de 1929 ou de 2008. À la lumière de leurs champs d’expertise respectifs, les trois chercheurs universitaires ont, tour à tour, analysé les premiers enseignements de la crise du Covid-19, et insisté sur la nécessité de remettre en question le néolibéralisme, l’illusion de puissance et la valorisation de la prise de risque qui ont mené le monde au désarroi. Ainsi, cette crise sanitaire a forcé les hommes, y compris ceux issus des pays puissants et développés, à prendre conscience de leur propre fragilité face à la réalité de la mort. Elle les a également amenés à considérer la Vie dans un sens plus large où la vie humaine n’est qu’une composante parmi d’autres, de l’existence sur terre.

Le néolibéralisme en question
Parmi les recommandations formulées, Faouzi Skali préconise un retour à un humanisme spirituel qui donnerait du sens à notre humanité. Pour cela, il est nécessaire d’insérer le développement de la sagesse et de la spiritualité dans tout modèle de développement, et de remettre l’homme au centre de l’équation sociétale. Pour sa part, Rajaa Mejjati Alami invite les États à délaisser le néolibéralisme qui a montré ses limites en se concentrant exclusivement sur les espaces marchands, pour renouer avec un humanisme économique, compatible avec nos valeurs morales et spirituelles.

Enfin, Mustapha Laarissa appelle à faire une nette distinction entre la logique de survie adoptée par les Etats au plus fort de la crise sanitaire, et la logique de vie qui suppose un retour à une certaine qualité de vie centrée sur nos richesses immatérielles, sur la quête de sens de notre existence sur terre, et sur «l’être» au lieu de «l’avoir».

À travers ce nouveau format de conférences et ses diverses actions citoyennes, la Fondation Attijariwafa bank démontre, une fois de plus, sa volonté de favoriser la proximité avec l’ensemble des citoyens, tout en soutenant un débat constructif autour de thématiques d’actualité qui concernent l’avenir de notre pays.


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