COMMENT GÉRER L’AVENIR

L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ (OMS) TIENT SON ASSEMBLÉE ANNUELLE

La majorité des pays membres ont appelé à ce que le futur vaccin contre le coronavirus soit un «bien public» et à réformer l’Organisation onusienne pour qu’elle réponde mieux aux pandémies.

Malgré l’escalade des tensions entre Washington et Pékin, l’Assemblée mondiale de la santé s’est déroulée virtuellement, durant les 18 et 19 mai 2020, à Genève. Et, pour la première fois de son histoire, l’OMS a pu débattre de la réponse internationale à la pandémie, qui a tardé jusqu’à présent à se concrétiser.

A cette occasion, les nombreux chefs d’Etat, chefs de gouvernement et ministres, représentant les 194 États membres de l’OMS, ont fait des déclarations consacrées principalement à la pandémie de Covid-19. Ils avaient, aussi, à rendre compte de leurs progrès dans la lutte contre le Covid-19, tout en faisant le point sur l’évolution de la situation et en examinant un projet de résolution sur le Covid-19. Soit autant d’échanges de vues plus que jamais essentiels pour traverser les prochains mois et les prochaines années, en tant que pays comme en tant que communauté internationale.

Ouvrant les discussions, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a critiqué les pays ayant «ignoré les recommandations de l’OMS», estimant que le monde payait aujourd’hui au «prix fort» les stratégies divergentes. «J’espère que la recherche d’un vaccin pourra en être le point de départ», a-t-il souligné à l’ouverture de l’Assemblée.

Comme en écho, le président chinois Xi Jinping a assuré qu’un éventuel vaccin chinois deviendra un «bien public mondial », promettant que son pays consacrerait par ailleurs deux milliards de dollars sur deux ans à la lutte mondiale contre le Covid-19.

Processus d’évaluation
Dans un message vidéo, le président français Emmanuel Macron a également affirmé que si un vaccin est découvert, il «sera un bien public mondial, auquel chacun devra pouvoir avoir accès». Ainsi, malgré l’escalade des tensions entre Washington et Pékin, les pays espèrent adopter une résolution portée par l’Union européenne qui réclame «l’accès universel, rapide et équitable de tous les produits (...) nécessaires à la riposte contre la pandémie», et souligne le rôle d’une «vaccination à grande échelle contre le Covid-19, en tant que bien public mondial».

Le texte, qui appelle à continuer à réformer l’OMS pour qu’elle réponde mieux aux pandémies, demande aussi de lancer «au plus tôt (...) un processus d’évaluation» pour examiner la riposte sanitaire internationale et les mesures prises par l’Organisation face à la pandémie.

Il appelle aussi l’OMS à «collaborer étroitement avec l’Organisation mondiale de la santé animale, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et les pays (...) en vue d’identifier la source zoonotique du virus et de déterminer par quelle voie il s’est introduit dans la population humaine, (...) notamment moyennant des missions scientifiques et des missions de collaboration sur le terrain».


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