COMBAT POUR LE CLIMAT, COMBAT POUR L'EMPLOI

L'URGENCE CLIMATIQUE FAIT L'OBJET D'UN LARGE CONSENSUS

Après le confinement, la vie reprend. Les frontières s’ouvrent partiellement et les voyages avec l’étranger sont rendus possibles. Mais il ne faut pas se leurrer, la vie ne reprend pas comme avant. Le coronavirus sévit encore. Il est toujours là. On ne sait pas pour combien de temps. Surtout qu’il a laissé derrière lui beaucoup de dégâts. Une économie en récession, presqu’à l’arrêt. Un État dont les ressources sont presqu’à sec à force de venir en aide aux entreprises en difficulté et aux salariés en chômage partiel, sans parler des laissés-pour-compte et autres couches défavorisées de la population. Un État plus que jamais appelé à une action urgente afin d’éviter que la crise de l’emploi consécutive à la pandémie du nouveau coronavirus ne se transforme en une crise sociale généralisée.

Le vivre-ensemble se fait désormais à distance. La crise sanitaire a, en effet, considérablement accéléré les mutations déjà en cours avec l’explosion du télétravail, de l’e-enseignement et de l’e-commerce et l’envolée des valeurs «stay at home». Certaines habitudes changent, les comportements aussi, bien que plus lentement. Par ailleurs, les vagues de chaleur et les pics de pollution que connait le Royaume ces derniers jours nous rappellent que les changements climatiques constituent cette lame de fond qui conditionne non seulement notre présent mais aussi notre avenir.

L’urgence climatique fait désormais l’objet d’un large consensus par le monde. Des sommes colossales sont mobilisées pour la transition vers une économie moins gourmande en carbone. Les secteurs clés sur lesquels ce type d’investissement se concentre sont la production d’électricité sans carbone, le transport, les précurseurs dans la transition hors des hydrocarbures ainsi que l’agriculture et l’agro-alimentaire.

Dans son dernier rapport, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) signale qu’une accélération de la transition énergétique permettrait d’ancrer sur le long terme le Maroc dans une croissance verte et pourrait donner un bon coup d’impulsion à l’investissement productif et à la création d’emplois au Maroc. Car le combat pour le climat rime plus que jamais avec le combat pour l’emploi. Selon le CESE, la filière énergétique pourrait, en effet, créer 300.000 emplois permanents. Ces emplois, répartis sur l’ensemble du territoire, concerneraient notamment les métiers des installateurs, des intégrateurs, des logisticiens, des process industriels, des auditeurs, des commerciaux, des sociétés de services (ingénierie équipements, systèmes, mécanique, électronique, logiciel, financement, assurance, etc.) et des prestataires dans diverses filières d’exploitation et de maintenance.

Ces ambitions sont grandes, et pour les concrétiser dans la pratique, le CESE revendique la mise en place d’une «nouvelle stratégie avec des options claires, une gouvernance adaptée et un positionnement international renouvelé». Par ailleurs, cette nouvelle stratégie doit reposer sur des valeurs de justice sociale, «être équitable et inclusive, responsable sur le plan environnemental et soutenable sur le plan financier»


1 commentaire

  • Taieb

    14 Juillet 2020

    En effet, en tant que e-commerçant nous avons pu voir une réelle accélération du comportement du consommateur durant cette période.

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