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Collecte des déchets de Casablanca, l'autre fiasco du mandat El Omari

Casablanca est très mal gérée par Abdelaziz El Omari, maire Pjidiste de la capitale économique du pays. C’est avéré. Tous les secteurs sociaux de la ville connaissent des dysfonctionnements. Transport public, eau et électricité, urbanisme, éclairage public et collecte des déchets ménagers. Sur ce dernier secteur, la gestion déléguée de la collecte des déchets ménagers s’est avérée un fiasco à Casablanca. Sous l’ère El Omari, des entreprises délégataires se sont succédé face à des déficits et problèmes qui n’ont pas jamais pu être solutionnés.

Et, pour ne rien arranger, le conseil de la ville refuse de verser les salaires, très maigres, de agents de la collecte des déchets. Les hauts salaires du maire et de ses vice-présidents ne sont pas concernés bien sûr par cet «oubli». Alors que Casablanca se noyait la semaine dernière à cause de quelques dizaines de millimètres de pluies, ces agents ont observé un sit-in pour crier leur ras-le-bol. Il ne s’agit ni du premier retard ni de la première manifestation de colère de ces pauvres agents désabusés.

Depuis l’arrivée du PJD au pouvoir et à la tête de Casablanca, les dossiers épineux concernant la collecte des déchets ménagers s’empilent sur le bureau d’El Omari. Retards de livraison des projets, dysfonctionnement et nonrespect des contrats de délégation, rupture de ces contrats, lancement de nouveaux appels d’offres, non transparence sur les marchés et la liste est longue des manquements de ce parti islamiste qui dirige la ville.

L’un des dossiers les plus chauds et où la mairie a brillé par son absence et manque d’innovation reste celui de la décharge de Médiouna, un crime contre les habitants de la ville et l’environnement. Pétitions, mobilisation sur les réseaux sociaux, plaintes et manifestations, les habitants de Médiouna ont usé de tous les moyens pour dénoncer un problème qui dure depuis des décennies.

Les odeurs nauséabondes et les fumées toxiques ornent leur quotidien. De temps en temps, le lixiviat s’invite sur la route régionale reliant la commune de Médiouna à Casablanca, bloquant ainsi la circulation pour des heures et des jours.

Médiouna, cette commune oubliée, ne figure-t-elle pas sur la carte d’El Omari de la région Grand Casablanca? Une commune devenue une véritable décharge publique accueillant chaque jour près de 3.500 tonnes de déchets et produisant de 40.000 m3 de lixiviat par mois.

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Dès lors qu’on demande des explications, chacun se renvoie la balle et l’on rentre dans le rang: bienvenue au Maroc de 2021. Cette affaire des inondations qui viennent de fra

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