Le CODESA d’Aminatou Haïdar fait pschitt

SAHARA MAROCAIN

Sur fond de guerres intestines visant à mettre le grappin sur les riches subsides accordés chaque année aux réseaux séparatistes au Sahara marocain, Aminatou Haïdar a mis fin, le 2 septembre, au CODESA, devenu en quelques années seulement une véritable caisse noire pour elle et pour les autres dirigeants du collectif.

C’en est donc fini du pseudo Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’Homme (CODESA). Sa présidente, Aminatou Haïdar, a fait, le 2 septembre 2020, “l’annonce légale et officielle de [sa] dissolution”, via un communiqué dont le moins que l’on puisse dire est qu’il accable la nébuleuse séparatiste au Sahara marocain.

En effet, la soi disant “Gandhi sahraouie”, comme l’avait fallacieusement présentée l’Agence France- Presse début décembre 2019, a révélé que cette dissolution avait moins trait, comme on aurait pu s’attendre à ce qu’elle allègue, à de prétendues pressions des autorités marocaines -qui, depuis fin août 2015, autorisent que des ONG séparatistes aient pignon sur rue, comme s’en sont maintes fois félicité les organisations de défense des droits humains, mais plutôt aux guerres intestines qui minent, depuis quelque temps, le collectif.

Ainsi, le CODESA s’était transformé, au fur et à mesure depuis sa création à Laâyoune en 2007, en caisse noire où se servaient allègrement aussi bien Mme Haïdar que les autres dirigeants, parmi lesquels le séparatiste Ali Salem Tamek -qui, il faut le rappeler, est originaire d’Assa, dans la région de Guelmim- Oued Noun, en dehors de la partie du Sahara marocain anciennement colonisée par l’Espagne et revendiquée par le Polisario. Mme Haïdar, en particulier, a réussi en quelques années seulement à troquer le modeste gourbi qu’elle louait avenue Bir-Jdid à Laâyoune, une des plus pauvres de la ville, pour le très cossu boulevard Al-Qods, en plein quartier de Maâtallah.

Aides humanitaires détournées
Le bruit qui courait rapportait que M. Tamek s’apprêtait à monter sa propre association, refusant que Mme Haïdar continuât de s’accaparer la plus grosse partie du gâteau. Selon diverses sources, il projetterait de contester la dissolution prononcée par Mme Haïdar et, de fait, de prendre le contrôle du CODESA. Quant à Mme Haïdar, elle aussi aurait dans l’idée de mettre en place un nouveau collectif, en réunissant quelques uns de ses fidèles qui ont applaudi sa décision.

Au niveau des camps de Tindouf, d’autres sources affirment que le secrétaire général du Polisario, Brahim Ghali, aurait tenté, fin août, une médiation entre Mme Haïdar et M. Tamek, en vrain. Le leader séparatiste se voit d’ailleurs lui-même accusé, depuis de nombreuses années, d’avoir détourné une partie des aides humanitaires destinées aux réfugiés sahraouis et ce depuis qu’il occupait le poste d’“ambassadeur” de la pseudo “République arabe sahraouie démocratique” (RASD) à Alger, en plus des plaintes pour viol et crimes de guerre dont il fait l’objet depuis début février 2019 en Espagne.


Laisser un commentaire

X

Télécharger le magazine Maroc Hebdo

Télécharger