Le CNDH et l'UNICEF signent un plan d'action axé sur la participation des victimes des violations



Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et l’UNICEF ont signé, mercredi, un plan d’action conjoint axé, entre autres, sur la mise en place d’une instance de recours pour les enfants victimes de violations de leurs droits et sur le renforcement du suivi de ces violations, avec la participation des enfants eux-mêmes.

Paraphé lors d’une cérémonie à Rabat, par le président du CNDH, Driss El Yazami et la représentante de l’UNICEF au Maroc, Regina De Dominicis, ce plan d’action jette les bases d’une intervention stratégique dont l’objectif majeur consiste à renforcer les capacités nationales en matière de suivi indépendant et de reporting sur la situation des droits de l’enfant au Maroc, conformément aux normes internationales.

A ce propos, Mme De Dominicis a assuré que ce mécanisme de recours constituera une des priorités dans le cadre de ce programme de deux ans avec le CNDH, et qui s'inscrit dans le cadre d’un partenariat très bien réussi.

"Les mécanismes de recours fonctionnent dans plusieurs pays de manières différentes. Il faut qu’ils soient adaptés au contexte, mais c’est toujours bien d’apprendre des pratiques adoptées ailleurs", a indiqué Mme De Dominicis.

Selon le communiqué, ce plan d’action devra également contribuer à assurer une meilleure coordination nationale et régionale pour renforcer le suivi des violations de ces droits.

Ainsi, l’accent sera mis, entre autres, sur le renforcement de la collecte dynamique d’informations sur les droits de l’enfant avec la participation des enfants.

Le communiqué souligne, dans le même sens, qu’un intérêt particulier sera également accordé au renforcement des capacités des commissions régionales des droits de l’Homme, ainsi qu’à l’appui aux actions des coalitions et réseaux associatifs œuvrant dans le domaine de la protection des droits de l’enfant.

L’UNICEF, de son côté, appuie cette initiative à travers son accompagnement pour l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme de formation sur le monitoring et le reporting relatifs aux droits de l’enfant.

Cet appui se traduira par la formation d’ici 2018 de 80 représentants de la société civile, de départements gouvernementaux et des institutions indépendantes, affirme le communiqué, ajoutant que ce chiffre sera ramené à 400 d’ici 2021.

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