Cliniques privées: Le ministre de la santé doit assumer ses responsabilités

Prix exorbitants, refus de restituer les factures et documents prouvant une hospitalisation, non professionnalisme et absence d’éthique. Certaines cliniques privées sont pointées du doigts par les familles de patients atteints de Covid-19. La Fédération des associations des consommateurs appelle les autorités à sévir et à durcir leur contrôle.

“Nous recevons de plus en plus de réclamations. Les gens se sentent extrêmement lésés». Ouadie Madih, secrétaire général de la Fédération nationale des associations des consommateurs (FNAC) observe, ces derniers jours, une recrudescence des cas de mauvais traitement de cliniques privées à l’encontre de patients atteints de Covid-19.

«Depuis que le ministre de la Santé a donné son feu vert aux cliniques privées pour traiter les patients atteints de Covid-19, plusieurs voix se sont élevées pour décrier le traitement de certaines cliniques privées qui leur imposent de payer des avances astronomiques de 60.000 à 140.000 dirhams. Outre ces exigences illégales, des cliniques refusent de restituer à leurs clients les factures et autres documents et rapports relatifs à leur traitement», souligne la FNAC dans un communiqué. En mettant la lumière sur ces agissements, la Fédération n’a pas manqué de qualifier ces cliniques privées d’immorales, non éthiques et hors-la-loi, et regrette l’absence de sanction de la part des autorités.

Les consommateurs interpellés
«Le ministre de la Santé est tenu de communiquer sur ces dépassements, d’assumer ses responsabilités et d’intervenir d’urgence pour mettre fin à ces agissements qui sont contraires à la loi et à l’éthique. Si le ministère a pris des dispositions dans ce sens, il doit communiquer sur les mécanismes et mesures prises pour contrecarrer ces manquements», lance la FNAC, qui appelle les autorités à renforcer et durcir leur contrôle, notamment sur le volet législatif relatif à la protection des droits des consommateurs.

Mais, pour pouvoir secouer le cocotier, la FNAC appelle tous les consommateurs, se sentant lésés par les cliniques privées à «assumer leurs responsabilités en réclamant leurs droits et en avertissant sur des cas de non-respect de la loi par les cliniques privées, et ce par tous les moyens et sur toutes les plateformes possibles».


X

Télécharger le magazine Maroc Hebdo

Télécharger