LES CHIFFRES NE SONT PAS ALARMANTS !

COVID 19 : 563, 172, 195… NOUVEAUX CAS

Le nombre de tests de dépistage des particuliers, mais surtout des salariés des entreprises, a augmenté de manière exponentielle ces derniers jours. La conséquence, les cas détectés augmentent. Proportionnellement aux tests.

S’il y a un seul reproche à faire au ministère de la Santé, ce serait l’annonce de chiffres bruts relatifs à l’évolution du coronavirus au Maroc. Sans commentaires et sans explications, les chiffres ne veulent souvent rien dire et, parfois, ils sèment la panique. C’est un peu ce qui se passe depuis quelques jours. 563, 172, 195… nouveaux cas au quotidien. Que peut en déduire un citoyen lambda, à peine respirant l’air de la liberté après trois mois de confinement avec autorisation pour des sorties nécessaires limitées?

Que, tout bonnement, la décision du déconfinement progressif décrétée à partir du 25 juin 2020 risque d’être revue à tout moment. Non, c’est une fausse piste. Car ce qu’il faut savoir, c’est que la démultiplication des tests de dépistage a contribué, depuis la mi-avril, à déceler beaucoup plus de personnes atteintes du coronavirus mais asymptomatiques dans leur majorité écrasante. Et puis, il y a eu une deuxième étape qui a triplé le nombre de tests de dépistage. Le 2 juin 2020, sur décision royale, une opération de dépistage massif dans le secteur privé a été lancée, la coordination étant assurée par le patronat, le ministère de la Santé et le ministère de l’Intérieur.

Taux de guérison
Un courrier de la CGEM diffusé dans la nuit du mardi 2 à mercredi 3 juin avait indiqué que «toute reprise ou poursuite d’activité est désormais conditionnée par la participation à cette campagne de dépistage massif». C’est ce qui fait qu’à ce jour, plus de 600.000 analyses ont été effectuées en laboratoire. Quotidiennement, plus de 10.000 tests sont opérés. Sur ces 10.000, chaque jour apporte son lot de cas de contamination confirmés: 100, 200, 300, 400, 500… Au pire des cas, le taux d’analyses positives quotidien se situe entre 4 et 5%. Et parmi ces 5% détectés, quasiment asymptomatiques dans leur totalité, il n’y a presque plus de cas grave. Mieux, en trois semaines, il y a sept morts.

Autre point important: 500.000 salariés du privé à ce jour ont été inscrits par leurs employeurs auprès de la CGEM, pour effectuer des tests de dépistage. D’autres entreprises, non inscrites à la confédération du patronat, mènent actuellement des dépistages au profit de leurs employés. Que faut-il en déduire? Que les chiffres des cas de contamination communiqués, chaque jour et à ce jour, ne sont ni alarmants, ni inquiétants. Ils sont plutôt rassurants dans ce sens où la détection de cas asymptomatiques, pouvant devenir des cas actifs, rassérène par rapport à la probable réapparition d’une nouvelle vague de grande contamination à la fin de l’été. Et puis, le taux de guérison avoisine les 80% même avec la hausse des cas confirmés ces derniers jours.

Ce qui est inquiétant, en revanche, c’est l’absence d’un contrôle rigoureux des unités industrielles qui engendre l’apparition de nouveaux foyers. Une chose est sûre: le virus ne disparaîtra pas de sitôt. «Dans un contexte où le monde va devoir s’habituer à vivre avec ce virus, et l’intégrer dans les réflexions, les entreprises sont mobilisées et la CGEM a mis en place des guides sanitaires», a déclaré, fin mai 2020, Chakib Alj, président de la CGEM. Il va donc falloir apprendre à vivre avec ce virus, en prenant toutes les dispositions nécessaires de vigilance sanitaire et en respectant la distance physique, que ce soit dans le milieu du travail ou dans les espaces publics.


1 commentaire

  • Ali

    26 Juin 2020

    Il faut arrêter avec votre propagande "d'asymptomatiques", ca ne veut strictement rien dire, ca ne diminue pas la dangerosité du Covid-19 pour les personnes à risques, et votre relation de cause à effet entre dépistage soit disant "massif" et nombre de cas est une pûre propagande, ce n'est pas le nombre de tests réalisés qui a fait explosé les chiffres, mais le laxisme et la corruption des autorités qui n'assurent pas du tout (ou très médiocrement) leur devoir de contrôle et de suivi, il suffit d'un petit bakchiche pour avoir le tampon "tout est en régle". Quand vous avez des ouvrières qui implorent les autorités de les dépister 1 mois avant l'explosion du foyer Lalla Mimouna il faut vraiment être soit dupe, soit cynique pour faire les louanges d'une soit disant "initiative" de la CGEM, intérieur et Santé... Et oui, LES CHIFFRES SONT ALARMANTS, un arbre ne cache pas une fôret...

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