Charafat Afailal veut redorer le blason de Tétouan

“La politique m’a adoptée lorsque j’avais 7 ans. Mon père m’emmenait souvent aux colonies de vacances de la jeunesse du Parti du progrès et du socialisme (PPS)», se remémore, pour Maroc Hebdo, Charafat Afailal, ancienne ministre délégué chargée de l’eau. Mme Afailal a été bercée et fascinée depuis son jeune âge par le courant gauchiste, la justice sociale, l’égalité, les droits de l’Homme, de la femme, les libertés individuelles, la modernité, la démocratie… et depuis, elle ne lésine pas sur son temps pour militer, particulièrement pour les causes féministes et de développement durable et inclusif.

Si elle a quitté le gouvernement, il y a près de deux ans, elle n’a pas failli à son militantisme politique pour autant. «Je n’ai pas disparu, peut-être des médias publics, vu que je ne porte plus de responsabilités au sein du gouvernement. Mais je mène toujours les mêmes combats au sein des instances du PPS et des associations et ONG internationales», nous affirme-t-elle.

Elle nous confie que ces deux dernières années lui ont permis de prendre du recul, de prendre soin d’elle et de ses enfants, mais pas pour longtemps, à l’en croire. «C’est le branlebas actuellement au PPS. Nous sommes en pleine préparation des élections et de notre programme électoral, qu’on veut complet. D’ailleurs, le mercredi 21 avril 2021, nous avons organisé un forum thématique autour de l’industrie culturelle afin d’étoffer nos propositions. Plusieurs forums seront tenus les prochains jours», nous déclare Mme Afailal.

Le programme électoral sera, lui, axé autour de l’humain, l’éducation, l’emploi, la santé, la croissance inclusive, la lutte contre l’économie de rente, la bonne gouvernance, la poursuite de l’édification d’un Etat de droit démocratique et d’une société moderne et progressiste. Un programme riche, diversifié et complet, à l’en croire.

Mme Afailal va se présenter à Tétouan, sa ville natale, une ville «qui a été délaissée ces 5 dernières années à cause d’une gestion catastrophique du maire de la ville. Un maire Pjidiste à l’image de son parti islamiste qui depuis l’arrivée de Saâd Eddine El Othmani à la tête du gouvernement ne fait que gérer les affaires courantes et manque cruellement de leadership», s’alarme-telle.