A la tête de CGLU-Monde, le Maroc entend donner une grande visibilité à cette organisation

Le Maroc, élu en novembre dernier président de l'organisation Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU-Monde) en la personne de Mohamed Boudra, maire d'Al-Hoceima, compte assurer une plus grande visibilité à cette organisation représentative des gouvernements locaux et régionaux.

"Le Maroc, qui préside la CGLU pour un mandat de trois ans, doit laisser ses marques au niveau de cette organisation, en ce sens qu’il compte lui assurer une plus grande reconnaissance et une meilleure visibilité mondiales", a assuré M. Boudra dans un entretien à la MAP, à l’occasion de la réunion qu’il a tenue cette semaine à New York avec le Secrétaire général des Nations-Unies, António Guterres. Dans ce sens, M. Boudra a indiqué qu’il a notamment informé le chef de l’ONU de la volonté de la CGLU-Monde d’accéder au statut de membre-observateur à l’Assemblée générale des Nations-Unies.

"L’accès à ce statut sera grandement bénéfique à la CGLU et traduira les efforts du Maroc visant à promouvoir cette organisation au niveau international, a dit le maire d’Al-Hoceima.

"Nous aspirons également élargir la base de la CGLU de manière à inciter l’ensemble des organisations territoriales à adhérer à Cités et Gouvernements Locaux Unis", a expliqué son président.

Et d’ajouter qu’il s’agit aussi de promouvoir les ressources financières de l’organisation et de nouer davantage de liens entre les villes et les régions à travers le monde afin de réaliser les objectifs de développement durable au niveau local.

Revenant, par ailleurs, sur la candidature et l’élection du Maroc à la tête de la CGLU-Monde, M. Boudra a souligné que ce succès a été possible en particulier grâce à l’appui et à l’adhésion des pays du continent africain.

"L’action de la diplomatie marocaine en Afrique, sous l’impulsion et l’engagement personnel de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a donné ses résultats à cet égard, comme en témoigne l’appui unanime des pays africains à la candidature marocaine", a-t-il affirmé.

La force de la candidature marocaine pour la présidence de la CGLU-Monde, a-t-il expliqué, s’est illustrée "à travers sa capacité à s’assurer ce fort appui africain, chose qui a également permis de convaincre la plupart des groupes régionaux en Asie de soutenir le candidat de l’Afrique à la présidence de Cités et Gouvernements Locaux Unis".

"Ceci signifie d’abord une reconnaissance internationale de l’orientation et de l’engagement du Maroc en matière de décentralisation et de régionalisation avancée, conformément aux dispositions de la Constitution de 2011 qui prévoit de larges prérogatives aux collectivités territoriales à ses différents niveaux", a relevé M. Boudra, qui est également le président de l'Association marocaine des présidents des conseils communaux (AMPCC).

Pour lui, cette élection reflète aussi "la réussite de la diplomatie parallèle des élus locaux marocains qui se sont toujours distingués par leur présence au niveau international et aux différents foras internationaux".

Il a rappelé, dans ce sens, que le Maroc a été le premier pays en dehors de l’Europe à accéder au statut de partenaire de la démocratie locale au niveau du Conseil de l’Europe à Strasbourg, outre la présidence marocaine durant deux mandats de l'Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM).

"Le Maroc est ainsi le premier pays africain, arabe, et islamique à se distinguer par la forte présence de sa diplomatie parallèle des collectivités territoriales", a dit M. Boudra.

Lors de l’entrevue avec le Secrétaire général de l’ONU, M. Antonio Guterres a tenu à féliciter M. Boudra pour son élection à la tête de la CGLU-Monde, qui est la plus grande organisation mondiale représentative des gouvernements locaux et régionaux, tout en lui souhaitant plein succès dans ses nouvelles fonctions.

Les deux parties ont aussi évoqué la manière de prendre en compte le point de vue des collectivités territoriales dans la mise en œuvre de l’ensemble des programmes des Nations-Unies.

A cet égard, ils ont convenu de la mise en place d’une commission de coordination entre la CGLU, qui représente les collectivités territoriales de par le monde, et l’organisation des Nations-Unies, qui regroupe les gouvernements nationaux.

Le chef de l’ONU a également mis l’accent, lors de sa réunion avec M. Boudra, sur l’importance de l’inclusion des jeunes, qui ont une vision et un point de vue importants sur les mutations que connait actuellement le monde, notamment la problématique du réchauffement climatique et les défis liés à la protection de l’environnement.


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