LA CGEM TIRE LA SONNETTE D’ALARME

L’ARTISANAT LOURDEMENT IMPACTÉ PAR LA CRISE LIÉE AU COVID-19

Le patronat suggère plusieurs pistes pour venir en aide à l’artisanat marocain.

L’artisanat a été lourdement impacté par la crise liée au Covid-19. Intimement lié au tourisme, le secteur a perdu la moitié de son chiffre d’affaire et près de 70% des emplois durant cette période de crise. La CGEM tire la sonnette d’alarme en mettant en avant le poids socio-économique d’un secteur qui emploie 2,3 millions d’artisans et 450.000 au niveau des PME.

Dans son document relatif au Plan de relance économique, le patronat suggère plusieurs pistes pour venir en aide à l’artisanat marocain. Pour stimuler la demande, la Confédération propose d’imposer des barrières tarifaires à l’import de tout produit d’artisanat concurrentiel. Ceci permettra d’encourager la consommation de produits fabriqués localement, souligne la CGEM. Il s’agira également de prévoir une loi disposant que pour tout marché de construction ou d’aménagement d’un bâtiment public lancé par l’Etat, 25% du coût de construction et d’aménagement seraient consacrés à l’achat de produits d’artisanat fabriqués dans le pays.

De même, un appel est lancé à Maroc PME, afin de concocter un pack spécifique aux entreprises d’artisanat (type Imtiaz, Moussanada) afin de les accompagner dans la réalisation de leurs plans d’action. Pour stimuler l’offre, la CGEM insiste sur l’exonération, à fin décembre 2020, des charges relatives à l’IR, CNSS et AMO pour les entreprises du secteur qui auront préservé 100% de leurs emplois. Enfin, le patronat propose la mise en place d’un statut spécifique en vue d’inciter les mono- artisans à se structurer en auto- entrepreneurs. «Ils bénéficieront d’une exonération totale (IR, CNSS, TVA) pendant les premières années. Ce statut permettra aux entreprises structurées de travailler dans un cadre légal avec les bénéficiaires de ce statut et de pouvoir ainsi déduire en totalité les charges relatives aux facturations de ces derniers», développe la CGEM.

Rappelons que lors de la réunion par vidéoconférence du 30 avril 2020 avec les présidents des chambres de l’artisanat représentant les 12 Régions du Maroc ainsi que le vice-président de la Fédération des Chambres d’Artisanat, Nadia Fettah Elalaoui, ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Economie sociale avait exprimé l’ouverture du ministère à toutes les propositions et contributions qui sont de nature à développer le secteur tout en laissant la porte ouverte au débat et à la concertation en vue d’élaborer une vision commune selon une démarche participative et collective pour l’après-crise.

Lors de cette rencontre virtuelle, les discussions ont porté plus particulièrement sur les conditions sociales des artisans et tout particulièrement les aspects liés à la couverture sociale. A ce sujet, il a été fait mention du projet de loi 50-17 relatif qui se trouve dans ses étapes finales au niveau de la Chambre des Représentants.

La ministre avait formulé, alors, le souhait de voir ce projet adopté pendant la présente session parlementaire et ce en concertation et en coordination avec les représentants du secteur en vue d’améliorer ce texte de loi et de l’enrichir par tout ce qui peut contribuer à l’intérêt général de notre pays. Dont acte!.


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