La CGEM travaille sur des plans sectoriels de relance

Le patronat prépare son plan de relance

La relance de l’économie doit se faire dans le cadre d’un partenariat public-privé fort et serein.

Tout en estimant que le Comité de veille économique, dont la CGEM fait partie, a réussi , avec rapidité et efficacité, à faire face à la crise du Covid-19, et ce, en parant à l’essentiel, il est plus que jamais nécessaire de passer à la deuxième phase qui s’ouvre actuellement. Deuxième phase durant laquelle le Maroc doit apporter des réponses plus structurantes pour les entreprises et répondant aux problèmes que la crise engendre sur le long terme. C’est dans cet esprit que, depuis quelques semaines, les membres de la CGEM et a leur tête Chakib Alj, ont entamé une série de réflexions autour de la question de la relance de l’économie.

Un comité de «sortie Covid-19» a été mis en place à cet effet. Comité qui est en phase d’étude de mesures d’accompagnement pour relancer l’économie. Mesures qui se déclinent en trois volets. A commencer par des mesures pour répondre au choc sur l’offre associées à des mesures pour répondre au choc sur la demande. Sans oublier des mesures de nature transverses pour répondre à certains problèmes structurels tels que l’informel, le chômage des jeunes, la simplification des procédures administratives, etc.

De ces travaux de réflexion, il ressort que les patrons marocains donnent la priorité au renforcement de la préférence nationale et la valorisation de la production locale par la promotion du Made in Morocco. Les patrons comptent aussi sur l’importance d’une commande publique ciblée tout en insistant sur l’importance de gérer la solvabilité des entreprises par l’étalement de leur endettement sur de longues périodes et par la mise en place de fonds sectoriels de restructuration.

Accès au financement
Pour la CGEM, le Maroc doit également regarder de près la recomposition des chaînes mondiales de valeur afin de voir les opportunités qui s’ouvriront après la crise. «Notre pays dispose de tous les atouts pour devenir une plateforme industrielle de l’Europe au moment où plusieurs pays cherchent des circuits d’approvisionnement plus courts», souligne Chakib Alj, président de la CGEM. Et d’ajouter, «comme une industrialisation accélérée ne peut être atteinte sans un environnement des affaires fluide qui favorise la compétitivité de nos opérateurs économiques, plusieurs défis doivent être relevés».

Parmi ces défis, la CGEM cite les délais de paiement (un chantier en cours de finalisation), l’accès au financement, la complexité des procédures administratives et l’absence du e-Gov, la rigidité du code du travail et le défi des partenariats public-privé (PPP).

Pour le patron des patrons «cette crise nous a permis de marquer un temps d’arrêt sur ce qui fonctionne et sur ce qui l’est moins, d’en tirer les enseignements.». Une crise, certes, redoutable, mais qui offre une opportunité à saisir, afin d’établir les fondements du Modèle de développement souhaité pour notre pays.


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