Le CESE préconise de développer un système intégré

La mobilité durable, un défi à relever

Le système intégré préconisé par le CESE nécessite, notamment, la mise en place d’une commission interministérielle, dotée d’extensions régionales, en charge de la mobilité durable.

Dans un contexte mondial plus que jamais marqué par l’urgence climatique, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), que dirige Reda Chami, ne préconise pas moins que de développer un système intégré de mobilité durable. C’est ce qui ressort d’une rencontre virtuelle, organisée, le mercredi 22 septembre 2021, autour du thème de «la mobilité durable: Vers des moyens de transport durables et accessibles».

Plusieurs aspects de cette mobilité durable ont retenu l’attention du CESE, à commencer par le fait d’intégrer les besoins en mobilité durable (accès à l’emploi, à l’habitat et aux services publics…) aux exigences urbanistiques, d’aménagement du territoire et de planification.

Les autres aspects présentés par les experts du CESE concernent, en deuxième lieu, l’amélioration de l’accessibilité pour tous les citoyennes et citoyens à des moyens de transport en commun durables et développer des infrastructures rurales durables, limitant ainsi la dépendance au véhicule particulier et réduisant les fractures spatiales et sociales.

Vient, en troisième lieu, l’accélération de l’exécution du contrat-programme de développement des plateformes logistiques routières à la périphérie des villes, tout en assurant leur connexion au rail. Sans oublier, en quatrième lieu, de mettre à niveau le Code de la route et de la sécurité routière, d’une manière compatible aux principes de la mobilité durable, améliorant l’accessibilité et limitant le risque pour les usagers et l’environnement.

Amélioration de l’accessibilité
La cinquième préoccupation du CESE est de déployer progressivement des solutions techniques et technologiques durables, compatibles avec les besoins de toutes les catégories d’usagers et adaptées aux différentes échelles territoriales. Quant au sixième aspect retenu par le CESE, il n’est autre que celui de mettre progressivement en place un modèle économique de la mobilité durable, intégrant la condition sociale, la qualité de l’air, l’état de santé et le bien-être des populations.

Viennent, en septième lieu, l’élaboration des programmes de formation initiale et continue, dans tous les domaines et métiers de la mobilité durable, destinés à tous les acteurs, afin d’améliorer et de renforcer les compétences des ressources humaines, y compris des élus, à l’échelle des territoires.

Pour finir avec l’adoption d’une stratégie de communication et de sensibilisation des citoyennes et citoyens à la mobilité durable à travers des contenus pédagogiques portant sur l’environnement, l’état de santé et les progrès technologiques, des programmes audiovisuels et sur les réseaux sociaux, impliquant l’ensemble des partenaires sociaux.

Soit, tout un programme qui nécessite, pour être réalisé dans de bonnes conditions, la mise ne place d’une commission interministérielle, dotée d’extensions régionales, en charge de la mobilité durable, pour remédier aux risques de chevauchement des compétences, de dilution des responsabilités et d’éparpillement des moyens.