Le CESE plaide pour une politique d’innovation qui libère les énergies

S’engager dans une trajectoire industrielle, fondée sur l’innovation technologique

Le Conseil économique social et environnemental propose une série de recommandations stratégiques et opérationnelles en vue de lever les obstacles à une politique ambitieuse d’innovation pour la prospérité économique et l’inclusion sociale.

Dans son avis intitulé «Pour une politique d’innovation qui libère les énergies au service d’un nouveau modèle industriel », le Conseil économique social et environnemental (CESE), que dirige Mohamed Reda Chami, propose une série de recommandations stratégiques et opérationnelles en vue de lever les obstacles à ce qu’il appelle «une politique ambitieuse d’innovation pour la prospérité économique et l’inclusion sociale, et en assoir le développement sur des dispositifs adaptés».

En effet, le Conseil constate que la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a mis en exergue la capacité d’innovation et de résilience citoyenne, sanitaire et industrielle, qu’un pays doit pouvoir déployer dans ces situations. Partant de ce constat, le Conseil considère que dans cette épreuve, se sont clairement révélés tous les atouts potentiels du pays qui lui permettraient de s’engager résolument dans une trajectoire industrielle, fondée sur l’innovation technologique.

De même, le Conseil considère que la capacité d’innovation d’un pays exige aujourd’hui des écosystèmes appropriés ainsi que des processus collectifs dans lesquels de nombreux acteurs publics et privés, nationaux et régionaux, ainsi que les universités et les entreprises, doivent collaborer et jouer pleinement leur rôle.

Instance de coordination
Sur le plan stratégique, le CESE appelle, ainsi, à mettre en place un environnement institutionnel, juridique et financier susceptible de soutenir l’innovation au Maroc et d’augmenter significativement son impact. À cet égard, il est recommandé, d’abord, de mettre en place un organe de gouvernance stratégique qui définirait la stratégie nationale de l’innovation et allouerait les fonds publics destinés à cet effet ainsi que des fonds issus de différents bailleurs nationaux ou internationaux publics ou privés.

Sans oublier de tenir des assises nationales sous l’égide du chef du gouvernement avec l’implication de tous les acteurs concernés dans deux ou trois domaines prometteurs d’innovation technologique. Parmi ces recommandations, le CESE demande de définir, au niveau de chaque stratégie sectorielle, un volet recherche, développement et innovation.

Il préconise également la promotion, au niveau du système éducatif, d’ une pédagogie adaptée à l’innovation et intégrer le travail de conception et la conduite de projet. Au niveau opérationnel, le CESE préconise, par ailleurs, de créer pour les startups marocaines un véritable environnement qui leur permette de se développer et de devenir des entreprises viables et rentables.

Le tout dans le cadre de repenser un cadre de relation entre universités et environnement socio-économique qui soit simplifié et réaliste et qui aurait pour principal objectif de développer une relation win-win. Ce qui nécessite de procéder au changement du statut de l’université d’un établissement public à caractère administratif à une institution jouissant d’une autonomie efficiente favorisant la recherche et l’innovation.


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