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Les recommandations du CESE pour le traitement des déchets ménagers et des eaux usées

Faire de l'économie circulaire un choix de l'État

Le Conseil économique, social et environnemental décline ses recommandations pour réussir le développement de l’économie circulaire au Maroc.

Faire de l’économie circulaire un choix d’État est plus que jamais à l’ordre du jour du Conseil économique, social et environnemental (CESE) que dirige Ahmed Rada Chami. C’est ce qui ressort, en substance, du premier des quatre axes des recommandations déclinées, le mardi 24 mai 2022, à Rabat, après auto-saisine du CESE sur le thème «Intégration des principes de l’économie circulaire aux traitements des déchets ménagers et des eaux usées». Abordant ce premier axe, le CESE préconise de «faire de l’économie circulaire un choix de l’État à travers un cadre institutionnel et une gouvernance adaptés». Et c’est dans ce cadre que M. Chami et son Conseil recommandent de «préparer une stratégie nationale incluant le management du changement».

Sur le plan territorial, le CESE propose la mise en place de politiques pratiques et engagées dans l’économie circulaire. Le Conseil préconise, à cet effet, de lancer un débat national sur l’importance de l’économie circulaire et de mettre en place une loi-cadre dédiée.

Le CESE n’a pas manqué, aussi, de recommander «d’instaurer une gouvernance et un mécanisme d’information, de mesure, de suivi et d’évaluation des programmes d’économie circulaire ». Sur un autre plan, le CESE a formulé son souhait d’accélérer la mise en place du principe de la responsabilité élargie des producteurs (pollueur-payeur), d’interdire certains types de polluants dangereux et d’instaurer des taxes pour d’autres.

Abordant le deuxième axe, le CESE propose, pour passer du concept de «déchet» à celui de «ressource», d’investir dans le changement du mindset des citoyens, acteurs et décideurs. Et c’est dans cet esprit que le CESE espère l’adoption des tarifs incitant à la consommation rationalisée et des sanctions contre le gaspillage.

Pression hydrique
Quant au troisième axe des recommandations, il s’intéresse aux «moyens capables de fournir aux acteurs concernés les capacités techniques et outils financiers nécessaires pour la réussite du passage à l’économie circulaire concernant les déchets ménagers». Ainsi, le Conseil préconise «la révision des contrats de gestion déléguée pour intégrer la valorisation des déchets, l’encouragement des partenariats public-privé- associations, l’intégration du traitement des déchets dans des cycles qui permettent d’économiser les ressources, le renforcement des expertises techniques et l’incitation à l’utilisation de matière comportant des produits recyclés».

Le CESE recommande, en outre, une évaluation de la Stratégie nationale de l’eau sur la base des principes de l’économie circulaire. Les eaux usées traitées constituant un moyen efficace de réduire la pression hydrique que subit le Maroc. Le quatrième et dernier axe des recommandations du CESE traite, enfin, de l’investissement dans la recherche et l’innovation dédiées à l’économie circulaire. À ce titre, le Conseil propose de renforcer et d’accompagner l’innovation technologique à travers la mise en place de programmes nationaux et régionaux dont l’objectif est le développement de plus d’entreprises opérant dans le recyclage de produits, la numérisation et le suivi de traces.

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